Le nouveau gouvernement fait des heureux et des mécontents à droite comme à gauche, les nominations de ministres LR et de Nicolas Hulot étant les plus commentées.

Le gouvernement d'Edouard Philippe
Le gouvernement d'Edouard Philippe © AFP

La liste des 18 ministres du gouvernement d'Edouard Philippe et des quatre secrétaires d'État a été dévoilée par le secrétaire général de l'Élysée ce mercredi 17 mai.

Tandis que les nouveaux ministres twittaient avant de se mettre au travail, de nombreuses réactions politiques intervenaient. Florilège.

Les nominations des ministres de droite dénoncées par Les Républicains...

Le secrétaire général Les Républicans Bernard Accoyer n'a pas traîné. Sitôt le gouvernement annoncé, il a twitté un communiqué indiquant que les membres des Républicains nommés au gouvernement ne faisaient plus partie de LR.

François ​Baroin, chef de file du parti Les Républicains (LR) pour les élections législatives a "regretté à titre personnel" l'entrée au gouvernement de Bruno Le Maire et Gérald Darmanin, tous deux LR, nommés respectivement ministre de l'Économie et ministre de l'Action et des Comptes publics.

Ils sont partis, c'est leur choix, ça leur appartient. Je le regrette à titre personnel, sans que ça remette en cause les liens d'amitié que j'ai avec eux. - François Baroin

Eric Ciotti affirme de son côté qu'il n'y a "pas d'hémorragie" mais "une clarification idéologique".

... et par la gauche

À gauche, plusieurs pointent aussi du doigt les nominations de membres des Républicains au Gouvernement, à commencer par Jean-Christophe Cambadélis, le patron du PS.

Le Parti socialiste met par ailleurs en avant le risque d'une remise en cause de la protection des salariés.
"En choisissant de confier Bercy à Bruno Le Maire et Gérald Darmanin, le premier ministre, Edouard Philippe, aura l’assurance de pouvoir mener une politique économique de droite et en même temps… de droite, dont les priorités consisteront à augmenter la CSG, supprimer l’ISF, remettre en cause les protections des salariés, réduire drastiquement le nombre de fonctionnaires et casser les services publics", indique le PS dans un communiqué.

Jean-Luc Mélenchon a déclaré de son côté, en marge du dépôt de sa candidature aux législatives à la préfecture des Bouches-du-Rhône : " C'est un gouvernement de droite. Point."

Raquel Garrido, de La France Insoumise, s'inquiète elle aussi.

Le Front national dénonce "l'UMPS"

Enfin, la présence de ministres issus des rangs des Républicains est critiquée par le Front national, qui y voit la preuve que "le système UMPS est aux manettes".

Le FN demande aux électeurs de se mobiliser pour les législatives pour "garantir une véritable opposition à l'Assemblée nationale".

Le centre satisfait

Au centre, les réactions sont plutôt positives.

Jean-Christophe Lagarde, le dirigeant de l'UDI, se réjouit "du caractère très européen du gouvernement".
Jean-Yves Le Drian est en effet nommé ministre de l'Europe et des Affaires étrangères.

François Zocchetto, président du groupe UDI-UC au Sénat estime que ce gouvernement a "une tâche immense devant lui", et "souhaite courage et succès dans l’accomplissement de ses missions".

La nomination de Nicolas Hulot : "crève-coeur" ou "bonne nouvelle"

La nomination de Nicolas Hulot en tant que ministre de la Transition écologique et solidaire fait également beaucoup réagir.

Jean-Luc Mélenchon y voit "un crève-coeur".

À l'inverse, Noël Mamère indique que "c'est une bonne nouvelle... à condition qu'il ait les moyens de ses ambitions pour réussir la transition écologique" ; et de lui souhaiter "bon courage", en ajoutant : "Nous t'aiderons s'il le faut".

Emmanuelle Cosse salue elle aussi une bonne nouvelle.

Les ONG environnementales parlent quant à elle de "signal positif", comme la Ligue de protection des oiseaux,ou de "pari méritant d'être tenté", à l'image de Pascal Canfin, directeur général de WWF France.

Pour Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France, la présence de Hulot dans le gouvernement est "une bonne nouvelle, sous réserve que la place de ce Ministère dans ce gouvernement ne soit pas qu'une oasis d'écologie dans un désert environnemental".

Nous jugerons concrètement sur les actes et les arbitrages gouvernementaux sur des sujets comme la fermetures impératives de réacteurs nucléaires, le dossier Notre-Dame-des-Landes, le CETA ou la réduction de l'utilisation de pesticides", Jean-François Julliard, directeur de Greenpeace France

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