l'opposition dénonce le "cafouillage" de kader arif sur les otages
l'opposition dénonce le "cafouillage" de kader arif sur les otages © reuters

Le secrétaire d'État aux anciens combattants a présenté sa démission au président qui l'a acceptée ce vendredi. Il est remplacé par Jean-Marc Todeschini. Kader Arif est visé par une enquête préliminaire sur des marchés publics passés avec des proches.

Ouverte à Toulouse en septembre, l'enquête a pour but de vérifier si deux sociétés successives d'organisation de spectacles, dirigées notamment par son frère puis par ses neveux, ont pu bénéficier de favoritisme pour remporter deux marchés pluriannuels d'un montant de plusieurs millions d'euros avec la région Midi-Pyrénées.

L'enquête s'attache à déterminer si les procédures d'appels d'offre ont été respectées. Les explications de Benoît Collombat

Une perquisition a été menée le 6 novembre dernier dans un service du ministère de la Défense, selon Mediapart.

Kader Arif a présenté sa démission à François Hollande "afin d'apporter toutes les précisions visant à l'établissement de la vérité dans le cadre de l'enquête préliminaire menée par le parquet financier dans laquelle son nom est cité", précise l'Elysée.

Dans un communiqué, le désormais ex-secrétaire d'État écrit :

Par respect pour la fonction ministérielle, par respect pour la politique mémorielle que j'ai conduite et pour le monde combattant que j'ai servi avec fierté et conviction, je fais le choix, en responsabilité, de quitter le poste que j'ai eu l'honneur d'occuper pendant deux ans et demi. Cette décision est aussi l'expression de ma loyauté totale au président de la République et au Premier ministre.

Jean-Marc Todeschini, sénateur de la Moselle, lui succédera au même poste.

Une épine de plus dans le pied de Hollande

Ce départ a été discuté avec Manuel Valls jeudi, puis vendredi matin entre le président et l'intéressé, qui ont passél'année côte à côte lors des nombreuses cérémonies marquant le 70e anniversaire de la Libération et le Centenaire de la Première Guerre mondiale.

Présenté comme un signe d'autorité par le camp du président, ce limogeage peut aussi être considéré comme une scorie de plus, deux semaines à peine après les remous liés aux révélations sur le contenu d'un déjeuner entre le secrétaire général de l'Elysée et l'ancien Premier ministre UMP François Fillon.

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