Masseret aura donc finalement son siège au conseil régional du Grand est
Masseret aura donc finalement son siège au conseil régional du Grand est © MaxPPP

En Région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, le président sortant Philippe Richert, candidat des Républicains dans le Grand Est, a remporté dimanche le second tour des régionales face au FN Florian Philippot, malgré le maintien du candidat de gauche Jean-Pierre Masseret.

Avec 48,4% des voix, Philippe Richert, 62 ans, arrive en tête de l’élection régionale dans le Grande. Au premier tour, le candidat de la droite et du centre avait réalisé seulement 25,83% des votes. Florian Philippot, le bras droit de Marine Le Pen, était arrivé en tête au premier tour avec presque 10 points de plus que le candidat LR.

Richert est issu du centrisme. L’homme avait décidé de mettre à l’écart Nadine Morano pendant la campagne après ses propos sur "la France, pays de race blanche". Dimanche, il a reconnu qu'il doit cette victoire à de "très nombreux électeurs de gauche et écologistes", en reconnaissant que cela "nous engage et nous oblige" à leur égard . Par ailleurs, il doit aussi sa victoire à la très forte mobilisation pour ce second tour, avec une hausse de 12 points de participation par rapport au premier tour.

A 71 ans, siéger dans la nouvelle assemblée

Florian Philippot, n’avait manifestement pas de réserve de voix puisqu’il a réalisé un score de 36,08% des voix au second tour, après avoir battu un record historique dans la région au premier tour (36,07%).

Le candidat de gauche, Jean-Pierre Masseret s’est lui maintenu. En dépit des consignes nationales, il n’a pas retiré sa liste au second tour et s'est vu retirer l'investiture du PS. Lors du deuxième tour de ce scrutin, il conserve 15,51% des suffrages, contre 16,11% au premier tour. «Les citoyens ont parlé aujourd'hui, ce ne sont pas les appareils qui ont parlé », a estimé Jean-Pierre Masseret depuis ses locaux de Maizières-lès-Metz.

L’ancien secrétaire d’Etat du gouvernement Jospin, pourra donc à 71 ans siéger dans la nouvelle assemblée, sans toutefois que le Front national est gagné la région du Grand est. Masseret, estime que "la stratégie d'évitement ne marche pas contre le FN". "Nous avons été des lumières dans l'obscurité du Parti socialiste", qui devra "tenir compte de cette période qu'il vient de vivre", a-t-il prévenu.

Plusieurs socialistes locaux hésitent désormais sur la marche à suivre: "Si je suis en cohérence avec moi-même, je démissionne. Mais on va prendre un temps de réflexion avec l'ensemble des colistiers", expliquait Brigitte Vaïsse, qui fait partie des 71 colistiers qui s’étaient désistés en vain. Jean-Pierre Masseret a déclaré qu'ils étaient désormais face à "un cas de conscience", faisant appel à leur "morale politique individuelle".

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