Le ministre délégué à la Consommation, Benoît Hamon, a jugé samedi "insupportable' et "inadmissible" que des chaînes de bricolage veuillent passer outre à une décision de justice interdisant l'ouverture des magasins le dimanche.

Castorama et Leroy Merlin se disent déterminés à braver la loi. Les deux enseignes de bricolage ont décidé d'ouvrir leurs magasins d'Ile-de-France dimanche. Elles risquent une astreinte de 120 000 euros par magasin et par jour.

Qu'on dise qu'on n'appliquera pas une décision de justice, ça c'est insupportable.

Benoît Hamon
Benoît Hamon © Radio France / Anne Audigier

Benoît Hamon, qui s'exprimait depuis Vieux-Boucau (Landes), où il participe à une réunion du courant socialiste Un monde d'avance, s'en est pris nommément à Leroy-Merlin, qui a exprimé son intention d'ouvrir ce dimanche neuf magasins de région parisienne en violation d'une décision du tribunal de commerce de Bobigny.

"Il est inadmissible qu'une marque dise 'je ne respecterai pas une décision de justice'", a encore dit le ministre. "Elle est bien contente que l'on fasse respecter les décisions de justice quand quelqu'un vient piquer des éléments de bricolage, donc un peu de responsabilité de la part des patrons, ça ne ferait pas de mal", a-t-il ajouté.

Il a souligné qu'il y avait déjà des dérogations à l'interdiction de l'ouverture des magasins le dimanche et que le sujet pouvait faire l'objet d'un débat parlementaire.

De son côté, la CFTC de Leroy Merlin affirme que 95% du personnel veut travailler le dimanche. Stephane, employé depuis 13 ans sur le site de Vitry-sur-Seine est de ceux là. ll dervait travailler dimanche avec 50 de ses collègues. Il s'exprime au micro de Cécilia Arbona.

La loi n'est pas en phase avec les besoins des clients et des salariés. Sur l'année 2011/2012, j'ai eu près de 4 000 euros de prime pour le dimanche.

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