[scald=32353:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Le président du Nouveau Centre, Hervé Morin, estime que la France ne pourra pas rembourser 1.800 milliards d'euros de dette en rabotant simplement trois "niches fiscales" et réclame un effort fiscal supplémentaire.

Nicolas Sarkozy doit annoncer le 24 août de nouvelles mesures de réduction du déficit après la publication de mauvais indicateurs économiques, mais il a exclu jusqu'à présent toute augmentation générale des impôts.

"Arrêtons de nous voiler la face et de mentir aux Français. On ne va pas rembourser 1.800 milliards d'euros de dette en rabotant trois niches fiscales !", dit Hervé Morin dans l'édition de samedi du Figaro.

"Dès le collectif budgétaire de septembre, il faudrait augmenter la TVA de 0,4 point pour atteindre 20%, ce qui rapporterait immédiatement 3 milliards d'euros de recettes nouvelles", ajoute-t-il.

Le responsable centriste propose également de réévaluer le taux appliqué à certains produits qui ne relèvent en rien de la première nécessité, comme les boissons gazeuses qui sont aujourd'hui taxées à 5,5%.

"Au nom de l'effort partagé, il faudra aussi, le moment venu, réajuster l'imposition des revenus du patrimoine, qui restent largement moins taxés que ceux du travail, et créer une tranche marginale de l'impôt sur le revenu à 45%", ajoute-t-il.

Selon Hervé Morin, de telles mesures ne freineraient pas la croissance si on les accompagne d'un dispositif de soutien à l'activité. "Je souhaite que la France prenne une initiative européenne en demandant à la Banque centrale européenne d'intervenir sur le marché des changes pour faire baisser l'euro et relancer ainsi la croissance et nos exportations."

Gérard Bon, édité par Jean-Loup Fiévet

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