[scald=61293:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Les mesures que présentera lundi François Fillon pour contenir le déficit public de la France ne sont que "bricolages" et "rapiéçages", déclare François Hollande dans une interview à paraître lundi dans Libération.

Le Premier ministre dévoilera lundi à 12h00 un "Plan d'équilibre des finances publiques", portant sur six à huit milliards d'euros d'économies supplémentaires.

Des pistes de recettes ont été évoquées, comme le relèvement du taux de TVA à 5,5% dans certains secteurs et une contribution exceptionnelle des grandes entreprises, dans un budget présenté par le chef du gouvernement comme "l'un des plus rigoureux depuis 1945".

"Méfions-nous (...) des proclamations churchilliennes, qui cachent souvent une improvisation. Tel est le cas. Car il ne s'agira pas du budget le plus rigoureux présenté depuis la Seconde Guerre mondiale. Il y en a eu bien d'autres", déclare François Hollande.

"Ce qui est vrai, en revanche, c'est que le gouvernement a été pris de court par le ralentissement de la croissance. Un retournement qui était pourtant prévisible et qui l'a obligé à inventer, à la hâte, des mesures", ajoute le candidat socialiste à l'élection présidentielle.

"Le gouvernement poursuit une politique faite de bricolages et de rapiéçages avec la création d'un taux intermédiaire de TVA qui n'épargnera pas les classes populaires, ou encore une surtaxe pour les grandes entreprises dont on ne sait si elle sera pérenne ou non", dit-il.

Si François Hollande avait été au pouvoir, il aurait "remis en cause les niches fiscales par un coup de rabot général".

"J'aurais annulé l'allégement de l'ISF (impôt de solidarité sur la fortune), et je serais revenu sur l'exonération de cotisations sociales sur les heures supplémentaires qui jouent contre l'emploi", ajoute le député de Corrèze.

Sophie Louet

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