[scald=114149:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Le candidat socialiste François Hollande a accusé jeudi le président sortant Nicolas Sarkozy d'appeler "les marchés à la rescousse" pour l'aider à remporter l'élection présidentielle.

Le chef de l'Etat et son Premier ministre François Fillon ont multiplié les mises en garde contre les conséquences qu'aurait l'application du projet de loi de François Hollande, qui fait figure de favori face à Nicolas Sarkozy dans les intentions de vote pour le deuxième tour.

Selon plusieurs ténors de l'UMP, une victoire de la gauche à l'élection présidentielle risquerait d'affoler les marchés et de faire plonger le pays dans une situation analogue à celles de l'Espagne ou de la Grèce.

"Quand Nicolas Sarkozy essaye d'appeler les marchés à venir à sa rescousse, ce n'est pas servir l'intérêt du pays", a estimé François Hollande sur France 2.

"Servir l'intérêt du pays, c'est lutter contre la spéculation, ce n'est pas l'encourager au prétexte que ça pourrait l'aider dans une cause qui serait celle de l'élection présidentielle."

Le député de Corrèze a une nouvelle fois défendu son programme et a assuré qu'il ne laisserait "aucune place" aux marchés financiers.

"Moi j'ai dit très clairement ce que serait le chemin pour aller vers le redressement des finances publiques, j'ai dit que nous aurions à mettre plus de croissance, parce qu'elle est nécessaire, et donc je n'ai à redouter aucune crise", a-t-il dit.

"Et si les marchés s'inquiètent, je ne sais pas si c'est le cas, je sais que pour l'instant, ils sont hélas mobilisés par rapport à l'Italie et à l'Espagne, je veux leur dire ici que je ne leur laisserai aucune place."

Marine Pennetier

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