[scald=107239:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - François Hollande a élevé jeudi au rang de priorités la lutte contre le terrorisme, la sécurité et la défense de la laïcité, estimant que ces domaines ne sauraient être l'apanage de la droite.

Lors de son premier meeting de campagne après la trêve liée aux tueries de Toulouse et Montauban et la mort de leur auteur, le candidat socialiste à l'élection présidentielle a dit vouloir faire de la République la meilleure arme contre le terrorisme.

"La campagne reprend ses droits mais rien ne devra être oublié. La tragédie de Toulouse et de Montauban marquera les esprits", a-t-il dit devant 2.000 personnes réunies à Aurillac.

"Si les Français m'accordent leur confiance, la République ne laissera aucun terroriste en paix, la République poursuivra tout ce qui menace la sécurité de nos concitoyens", a-t-il dit dès le début de son discours consacré en grande partie aux questions "sécuritaires".

"La lutte contre le terrorisme n'est pas terminée, elle se poursuit et elle se poursuivra et cet engagement devra être total avec les moyens nécessaires et les exigences indispensables", a-t-il ajouté.

Attaqué sur ce thème par la droite, notamment par le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé, François Hollande a répliqué par une série de mesures et affiché sa détermination.

"Que l'on ne vienne pas nous dire que la gauche aurait là-dessus je ne sais quelle indulgence ou que la droite aurait je ne sais quelle compétence en matière de sécurité", a-t-il lancé.

La lutte contre le terrorisme doit être "l'une des principales missions de notre politique de défense", a-t-il insisté.

Sans critiquer directement l'enquête ayant conduit à l'identification de Mohamed Merah, l'auteur des meurtres de Toulouse et Montauban tué par les forces de sécurité, François Hollande a demandé plus de moyens pour les services de renseignements et une meilleure coopération.

"L'heure n'est pas aujourd'hui (à) faire je ne sais quelle polémique", mais "c'est vrai que ce tueur avait fait deux voyages en Afghanistan et au Pakistan", a-t-il fait remarquer.

"Nous tirerons toutes les conclusions de cette tragédie et (elles) seront mises au service de la République ", a-t-il dit, qualifiant d'"effets d'annonces" les mesures contre le terrorisme proposées par Nicolas Sarkozy à la mi-journée.

François Hollande a proposé de doubler le nombre des centres éducatifs fermés pour les délinquants, des moyens renforcés pour la justice, une lutte renforcée contre les bandes et la création de zones de sécurité prioritaires.

Elizabeth Pineau, édité par Chine Labbé et Jean-Stéphane Brosse

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