[scald=84787:sdl_editor_representation]NANTES (Reuters) - François Hollande a fustigé jeudi les "très faibles" propositions du sommet de crise qui a réuni les partenaires sociaux la veille à l'Elysée, dénonçant en outre le manque de franchise de Nicolas Sarkozy sur la TVA sociale.

Le candidat socialiste à l'élection présidentielle a jugé nettement insuffisant les 430 millions d'euros mis sur la table par le président de la République pour relancer l'emploi.

"Il y a eu dans ce sommet des propositions qui sont très faibles. Vous vous rendez compte : 500 millions d'euros dans un moment d'urgence et encore en redéploiement ?", a dit le député de Corrèze lors d'un déplacement à Nantes

"Ils étaient où, ces crédits ? Pourquoi n'étaient-ils pas utilisés ? On faisait quoi en attendant ? On laissait dormir un certain nombre de crédits publics alors qu'il y a du chômage, des plans sociaux ?", s'est-il interrogé devant la presse.

"Je ne comprends pas d'ailleurs comment on peut retenir aussi longtemps des décisions qui étaient attendues immédiatement et que les partenaires sociaux avaient souhaité depuis longtemps", a-t-il poursuivi.

François Hollande a également dénoncé la proposition de créer des emplois en contrat à durée déterminée à Pôle emploi.

"Bel exemple au moment où on veut lutter contre la précarité", a-t-il ironisé.

Le candidat socialiste a aussi accusé Nicolas Sarkozy d'avoir manqué de franchise en ne mettant pas la TVA sociale au menu des discussions.

"Il n'y a pas eu la franchise qui aurait dû être celle du président de la République", a-t-il dit.

"Pourquoi n'a-t-il pas dit devant les partenaires sociaux ce qu'il voulait faire plutôt que de réserver ça quelques semaines plus tard sans concertation ?, s'est-il interrogé. C'est la dernière opération de communication de Nicolas Sarkozy : il annonce une augmentation de la TVA, elle ne s'appliquerait qu'après l'élection présidentielle."

"Moi je vous dis comme un avertissement : la meilleure façon qu'il n'y ait pas de TVA, c'est de changer le président de la République et de voter pour un candidat, je ne vous dirai pas lequel mais vous le devinerez, qui ne veut pas de cette TVA", a conclu François Hollande.

Elizabeth Pineau, édité par Patrick Vignal

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