60% des français jugent la politique de hollande moins à gauche que promis
60% des français jugent la politique de hollande moins à gauche que promis © reuters

Le président doit fixer cet après-midi le cap économique et social pour 2014, lors de la troisième conférence de presse de son mandat. Si cette dernière ne tourne pas à la conférence de rédaction de presse people...

Lors des voeux 2014, on en avait eu un simple aperçu. Cette fois, François Hollande doit officiellement détailler son programme pour l'année à venir. Vingt minutes de discours, une heure au moins sur la politique intérieure et enfin une demi-heure sur l'international : c'est désormais presque un rituel, que le président a lui-même imposé au début de son mandat.

Sauf que cette fois, il y a une ornière à éviter : celle des "révélations" du magazine Closer, sur une possible liaison du président. Ce dernier a certainement déjà prévu une stratégie sur le sujet, il a semble-t-il beaucoup travaillé hier sur son intervention... La balle est toutefois dans le camp des journalistes : ce sont eux qui décideront du niveau de parasitage de l'affaire dans le débat public.

François Hollande, lui, a déjà choisi sa stratégie. Arnaud Mercier, politologue, au micro de Nasser Madji

Chez les Français, cette affaire n'a pas changé l'image du chef de l'État. C'est en tout cas ce que disent 84% des personnes interrogées dans un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche.

Elle pose toutefois la question de la "Première dame". Un statut qui n'en est en fait pas un.

Pour Thierry Mandon, porte-parole du groupe socialiste à l'Assemblée, il faudrait en profiter pour le faire disparaître une fois pour toutes

Du fond, du fond, du fond

Pour François Hollande, ce rendez-vous c'est aussi l'occasion de reprendre la main. Et de préciser ses objectifs politiques. D'abord sur le fameux "pacte de responsabilité" qu'il a proposé aux entreprises lors de ses voeux aux Français le 31 décembre.

Moins de charges, moins de paperasses, et en échange, davantage d'embauches. Le Medef a lancé sa campagne pour créer un million d'emplois en cinq ans. Pierre Gattaz, le patron des patrons, se dit prêt à jouer le jeu mais attend surtout les annonces et les mesures concrètes.

Les patrons, eux, sont impatients d'en savoir plus. Le reportage de Delphine Simon

La sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, sur l'aile gauche du PS, redoute elle qu'il ne s'agisse d'un "jeu de dupes". Elle espère surtout "des précisions" sur les contreparties offertes par les employeurs.

Vigilance, c'est le maître-mot pour la sénatrice, au micro de Laetitia Heuveline

Le chef de l'Etat a aussi déjà promis une baisse "à terme" des impôts "trop lourds". La conférence de presse doit permettre de préciser ces objectifs. Il devra aussi expliquer comment réduire le déficit à 3% du PIB et à quel horizon, comme il l'a également annoncé.

Côté international, on évoquera aussi les récents "échanges au sujet de la Centrafrique" où les forces françaises sont engagées à travers l'opération Sangaris. Les 1.600 soldats français sur place ont toujours du mal à maintenir le calme dans un pays en plein chaos.

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