[scald=84749:sdl_editor_representation]NANTES (Reuters) - Le candidat socialiste à l'élection présidentielle, François Hollande, s'est prononcé jeudi pour un blocage temporaire du prix de l'essence en France ainsi que pour un retour d'un outil controversé au niveau européen, la "TIPP flottante".

La taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP) flottante avait été instaurée sous le gouvernement socialiste de Lionel Jospin, en 2000, avant d'être supprimée deux ans plus tard sous la pression notamment de l'Allemagne.

"Si nous sommes en capacité d'agir dès le mois de mai, nous aurons un blocage temporaire du prix de l'essence, une réflexion avec les distributeurs et la mise en place de cette TIPP flottante", a déclaré François Hollande lors d'un déplacement à Nantes.

"Au-delà du blocage nécessaire pendant une courte période, il doit y avoir aussi une évolution de la fiscalité", a-t-il expliqué.

"Aujourd'hui, à travers la hausse du prix de l'essence, l'Etat a des recettes qui augmentent. Est-ce qu'il est acceptable qu'à travers la TVA, l'Etat gagne un certain nombre de recettes sur des consommateurs qui n'ont pas d'autre moyen que d'utiliser leur voiture pour aller à leur travail", s'est-il interrogé.

L'idée d'un blocage du prix du carburant a notamment été défendue au PS par la présidente de la région Poitou-Charentes Ségolène Royal et le député-maire de Nantes, Jean-Marc Ayrault.

En 2000, la France avait choqué ses partenaires européens en introduisant sans les prévenir la TIPP flottante, provoquant la colère du ministre allemand des Finances placé dans une situation impossible face à son propre secteur des transports.

C'est sous la pression des autorités européennes, qui y voyaient un risque de distorsion de la concurrence, que le gouvernement l'avait ensuite supprimée.

Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse

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