[scald=85705:sdl_editor_representation]LE BOURGET, Seine-Saint-Denis (Reuters) - François Hollande a présenté dimanche sa vision d'une République irréprochable, attachée à la laïcité, où le président gouverne en tandem avec son Premier ministre et est contrôlé par une Assemblée nationale élue en partie à la proportionnelle.

"Je veux conquérir le pouvoir, mais je ne suis pas un vorace, je veux simplement le mettre au service des Français", a-t-il déclaré lors de son premier grand discours au Bourget (Seine-Saint-Denis), devant 25.000 personnes selon le PS.

"Quelle est la plus grande mission que de présider la République française?", a demandé le candidat socialiste.

"Tout dans ma vie m'a préparé à cette échéance", a-t-il dit. "Je suis socialiste, la gauche, je ne l'ai pas reçue en héritage."

Il entend notamment inscrire dans la Constitution la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l'Etat s'il est élu.

"Présider la république, c'est être viscéralement attaché à la laïcité", a-t-il déclaré.

Il s'est engagé à être "digne partout et en tout lieu" afin de "préserver l'Etat" et sa neutralité, "face aux puissances d'argent", aux clientélismes et à la corruption.

Afin de "montrer l'exemple", il entend réduire de 30% les indemnités du président et des membres du gouvernement.

"Président la République, c'est mettre toute la puissance de l'Etat au service des citoyens, montrer l'exemple, y compris dans son comportement et sa propre rémunération", a-t-il dit.

François Hollande s'est engagé à "respecter les compétences, et d'abord celles du Premier ministre", et à partager les nominations aux plus hautes fonctions, promettant de pas nommer les présidents des chaînes de télévision publiques lui-même, comme le fait Nicolas Sarkozy.

"J'introduirai le non-cumul des mandats et une part de proportionnelle", a-t-il poursuivi en promettant une lutte sans pitié contre la corruption. "Et malheur aux élus qui y succomberont."

Les étrangers auront le droit de vote aux élections locales et les étudiants étrangers pourront travailler en France s'il est élu, a poursuivi le candidat socialiste.

Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse

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