[scald=99753:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - François Hollande a confirmé vendredi son engagement de former un gouvernement composé à égalité de femmes et d'hommes s'il était élu président de la République le 6 mai prochain.

Lors d'une rencontre organisée par le pôle égalité hommes-femmes de l'équipe de campagne du candidat socialiste à l'élection présidentielle, ce dernier s'est prononcé pour la suppression des dotations de l'Etat aux partis politiques qui ne respectent pas la loi sur la parité.

Les grandes entreprises auront quant à elles un délai d'un an pour se mettre en conformité avec la loi sur l'égalité salariale, sous peine de perdre les exonérations de cotisations sur les salariés concernés.

"Le féminisme, le combat pour l'égalité est un enjeu national et international", a déclaré François Hollande lors d'un discours à son siège de campagne.

Elu à l'Elysée, "je constituerais un gouvernement qui serait paritaire et qui rétablirait le ministère du Droit des femmes", a-t-il dit, une semaine après avoir présenté la parité gouvernementale comme un "objectif" dans un entretien à l'hebdomadaire Grazia.

Parmi les autres mesures en faveur des femmes, François Hollande a annoncé le remboursement à 100%, contre 80% aujourd'hui, de l'interruption volontaire de grossesse (IVG) par l'assurance maladie.

Il a aussi plaidé pour un renforcement de la lutte contre les violences faites au femmes et prôné une hausse des lieux d'accueil et d'hébergement pour les victimes.

UNE FEMME À MATIGNON ?

L'ancienne ministre Elisabeth Guigou et l'adjointe au maire de Paris Anne Hidalgo ont approuvé les mesures qu'elles avaient défendues aux côtés de Martine Aubry pendant la primaire socialiste.

"Un gouvernement paritaire, ça va impressionner et avoir un effet d'entraînement", a dit à Reuters Elisabeth Guigou, favorable à la nomination d'une femme "à Matignon et à la présidence de l'Assemblée nationale" .

"Il va falloir aller plus loin pour s'assurer que les grandes institutions de la République - Conseil constitutionnel, conseil supérieur de la magistrature, conseil supérieur de l'Audiovisuel - puissent devenir paritaires", a ajouté l'ancienne ministre de la Justice.

Dans l'assistance, on pouvait reconnaître les actrices Macha Méril et Danièle Evenou, la philosophe Sylviane Agacinski, l'écrivain Laure Adler et la compagne de François Hollande, la journaliste Valérie Trierweiler.

"Les femmes actrices sont payées moins que les hommes à notoriété égale, à métier égal et à compétence égale, donc il y a quelque chose qui ne va pas", a dit à Reuters la comédienne Macha Méril. "Il y a deux batailles : celle des droits et celle de la reconnaissance."

Après son discours, le candidat socialiste s'est fait offrir un grand portrait de Louise Michel, figure militante de la Commune de Paris, au XIXe siècle.

Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse

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