[scald=84689:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - François Hollande a annoncé jeudi à Nantes sa volonté de faire participer financièrement les acteurs de l'économie numérique à la création artistique, modifiant le système actuel régi par la loi Hadopi sanctionnant le téléchargement illégal.

Lors d'un discours prononcé dans le cadre des Biennales internationales du spectacle (Bis), le candidat socialiste à l'élection présidentielle a plaidé pour un système permettant de rémunérer les artistes en développant l'offre légale sur internet tout en faisant participer l'économie numérique.

"Hadopi n'a pas rapporté un euro à la création, mais continue de faire débat entre le monde de la création et le public", a-t-il dit à propos de la Haute autorité chargée de lutter contre le téléchargement illégal mise en place par l'actuel gouvernement.

Le candidat socialiste a annoncé, s'il est élu, "une loi qui signera l'acte 2 de l'exception culturelle française".

Elaborée "en lien étroit avec tous les professionnels du monde de la culture", elle consistera, a-t-il expliqué, à "développer l'offre culturelle légale sur internet en simplifiant les droits et à imposer à tous les acteurs de l'économie numérique une contribution au financement de la création artistique".

"Il n'y pas de solution simpliste. Nous devons agir dans la concertation et trouver la solution, elle existe, qui assurera le financement de la création ainsi que la plus grande diffusion des oeuvres à tous les publics", a-t-il ajouté devant des centaines de personnes réunies à la Cité des congrès de Nantes.

Le candidat socialiste a fixé comme objectif de "trouver l'équilibre entre le droit à tous à avoir accès aux oeuvres et le droit des auteurs à être rémunérés".

Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse

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