[scald=86151:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - François Hollande a expliqué lundi qu'il ne créerait "dans un premier temps" que 150.000 "emplois d'avenir" d'ici 2013, au lieu des 300.000 prévus dans le projet du Parti socialiste, pour des raisons de rigueur budgétaire.

Invité de la station de radio Le Mouv', le candidat socialiste à la présidentielle en France a expliqué cette annonce faite la veille lors de son premier grand discours de campagne, au Bourget près de Paris.

"Dans un premier temps, c'est ce que nous pouvons financer. Si la croissance nous autorise des libertés nouvelles, nous en ferons davantage mais moi mon devoir, c'est de dire la vérité", a-t-il dit à propos de ces emplois qui seraient créées en priorité dans les quartiers défavorisés.

"Là où il y a 40% de chômage des jeunes, c'est là qu'il faut mettre ces emplois", a dit François Hollande, qui avait participé plus tôt à un colloque sur la souffrance au travail au théâtre du Rond-Point, à Paris.

Selon Alain Vidalies, chargé de l'emploi dans son équipe de campagne, créer 150.000 "emplois d'avenir" coûterait 1,5 milliard d'euros en année pleine.

"Ce chiffre est à comparer aux 650.000 jeunes qui sont sur le marché du travail donc c'est un vrai choc pour l'emploi des jeunes", a-t-il dit à la presse.

Toujours sur Le Mouv', François Hollande a proposé d'accorder un "label social" aux entreprises vertueuses envers leurs salariés.

Il a prôné une "qualification, une espèce de label qui soit apporté aux entreprises qui font des efforts pour former, limiter les souffrances au travail, permettre l'expression des salariés, avoir une bonne vigilance sur les questions des maladies mortelles ou d'accidents du travail".

L'entreprise porterait ce label "vis-à-vis de l'extérieur, des salariés, des consommateurs", a précisé Alain Vidalies.

Pour lutter contre la précarité, le candidat socialiste propose aussi de moduler les cotisations sociales qui seraient "d'autant plus élevées que les contrats sont courts et d'autant plus faibles que les contrats sont longs".

Au "travailler plus pour gagner plus" du président sortant Nicolas Sarkozy, François Hollande oppose un autre slogan : "Travailler mieux pour travailler plus nombreux".

Elizabeth Pineau, édité par Patrick Vignal

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.