[scald=99675:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - François Hollande a refusé vendredi d'entrer dans une "surenchère verbale" avec Nicolas Sarkozy, qui a invité le candidat socialiste à l'élection présidentielle à condamner les manifestants qui l'ont chahuté jeudi à Bayonne.

Prié lors d'un déplacement dans le XXe arrondissement de Paris de réagir à cette requête du président, François Hollande a répondu : "Je ne participe pas a cette surenchère verbale, à ces excès. Les Français attendent une campagne digne, le candidat sortant qui sort déjà d'un quinquennat de l'excès ne devrait pas faire une campagne de l'excès."

Un peu plus tôt, lors d'un colloque à l'Assemblée nationale, il avait eu la même réaction lorsqu'on lui a demandé de commenter les accusations de Nicolas Sarkozy.

Le président-candidat avait estimé jeudi que François Hollande avait une part de responsabilité dans ces incidents pour avoir "échauffé les esprits" en évoquant, selon lui, l'"épuration" qui aurait lieu dans la fonction publique s'il arrivait au pouvoir.

"Je pense que tout excès est inutile, y compris dans une campagne", a dit le candidat socialiste.

Des CRS sont intervenus jeudi à Bayonne pour dégager les accès d'un café où Nicolas Sarkozy était assiégé par des manifestants socialistes et des militants de la cause basque.

"J'aurai l'occasion de stigmatiser le comportement de voyous qui sont la honte la République", a dit le président jeudi soir. "Je ne peux pas imaginer une seconde que M. Hollande ne condamne pas ces méthodes."

Elizabeth Pineau et Emile Picy, édité par Yves Clarisse

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