[scald=99685:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - François Hollande a refusé vendredi d'entrer dans une "surenchère verbale" avec Nicolas Sarkozy, qui a invité le candidat socialiste à l'élection présidentielle à condamner les manifestants qui l'ont chahuté jeudi à Bayonne.

Prié lors d'un déplacement dans le XXe arrondissement de Paris de réagir à cette requête du président, François Hollande a répondu : "Je ne participe pas a cette surenchère verbale, à ces excès. Les Français attendent une campagne digne, le candidat sortant qui sort déjà d'un quinquennat de l'excès ne devrait pas faire une campagne de l'excès".

Il a également jugé "tout sauf heureux" l'accusation de Nicolas Sarkozy, qui avait estimé que François Hollande avait une part de responsabilité dans ces incidents pour avoir, selon lui, évoqué l'"épuration" qui aurait lieu dans la fonction publique s'il arrivait au pouvoir.

"Les mots doivent être choisis, ils doivent maîtrisés, contrôlés par ceux qui les émettent dans une campagne électorale. Et celui-là est tout sauf heureux, d'abord parce qu'il rappelle une période notre Histoire et ensuite parce qu'il n'a rien a voir avec ce que doit être une démocratie apaisée", a-t-il dit.

"Je n'avais rien dit dans mon propos qui puisse laisser penser qu'il y aurait quelque traque ou quelque système à organiser. Sortons d'un Etat UMP, je ne veux pas un Etat PS, loin de là", a-t-il conclu.

Des CRS sont intervenus jeudi à Bayonne pour dégager les accès d'un café où Nicolas Sarkozy était assiégé par des manifestants socialistes et des militants de la cause basque.

"J'aurai l'occasion de stigmatiser le comportement de voyous qui sont la honte la République", a dit le président jeudi soir. "Je ne peux pas imaginer une seconde que M. Hollande ne condamne pas ces méthodes."

Elizabeth Pineau et Emile Picy, édité par Yves Clarisse

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