[scald=94009:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - François Hollande a déploré jeudi soir des attaques reposant sur "la falsification, la caricature et la manipulation" en réponse aux charges de Nicolas Sarkozy et s'est présenté comme l'homme de la sortie de crise.

Invité sur TF1, le candidat socialiste a assuré que le président-candidat s'accrochait à "un modèle qui est en cours d'être périmé, à un système qui est en train de s'achever".

"Il est évidemment l'homme de la crise, moi je dois être le président de la sortie de crise", a-t-il dit.

Nicolas Sarkozy a accusé son concurrent socialiste François Hollande de "mentir matin et soir" aux Français, en particulier au sujet de la finance, lors de son premier meeting de campagne à Annecy (Haute-Savoie).

Invité sur TF1, François Hollande a souhaité que la confrontation soit "à une hauteur digne de l'enjeu." "Je ne veux pas rester sur des pugilats, sur des phrases, sur des invectives", a-t-il dit.

"J'ai entendu des propos où on fait bonne manière dans l'émission et où on fait des attaques qui, à mon avis, n'ont pas de sens quand il y a en plus falsification, caricature, manipulation", a ajouté le candidat socialiste.

Prié de dire s'il répondait aux propos du président sortant l'accusant de mentir, il a répondu : "vous faites bien de rappeler ces propos".

Nicolas Sarkozy a reproché au candidat socialiste de se vouloir offensif en France contre le monde de la finance et d'avoir tenu des propos apaisants dans des médias anglo-saxons.

En outre, l'extrême gauche française a peu apprécié les propos de François Hollande visant à rassurer le monde de la finance, qu'il avait présenté plus tôt dans sa campagne comme son "principal adversaire".

"Dans cet entretien, je répondais à une question où on m'interrogeait sur la révolution si la gauche arrivait au pouvoir. Je tenais juste à dire que nous serons gestionnaires", a expliqué François Hollande sur TF1.

Il a rappelé sa proposition de création de banque publique d'investissement. "Je ne donne aucun gage au libéralisme (...) Je ne veux pas que mon pays soit soumis à une finance qui est devenue folle", a-t-il dit.

Au sujet des référendums proposés par le chef de l'Etat, le candidat PS a souligné que Nicolas Sarkozy n'y avait pas eu recours pendant son mandat.

"Si l'idée des référendums était excellente, nul doute qu'il l'aurait déjà utilisée !", a-t-il dit, avant d'ironiser sur la question qui pourrait être posée sur le chômage: "êtes-vous pour ou contre le chômage?".

François Hollande a répété qu'un référendum pouvait être intéressant, à ses yeux, lorsqu'il s'agit de consulter les Français sur "l'institutionnel et lorsqu'il y a un transfert de souveraineté".

Gérard Bon, édité par Jean-Philippe Lefief

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