Le Premier ministre Jean Castex a exprimé son "émotion", sa "compassion" et son "indignation" lors de l'hommage national qui a été rendu au trois victimes de l'attaque mortelle au couteau de Nice ce samedi. Voici les principaux de son discours et de celui du maire de Nice.

Les portraits de Nadine Devillers, Vincent Loquès et Simone Barreto Silva, durant l'hommage national à Nice
Les portraits de Nadine Devillers, Vincent Loquès et Simone Barreto Silva, durant l'hommage national à Nice © Capture

Devant une centaine de proches des victimes et quelques dizaines d'invités officiels, la cérémonie s'est déroulée sur les hauteurs de Nice. 

Le Premier ministre Jean Castex était accompagné du ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti, de la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal et de la ministre déléguée à la Citoyenneté Marlène Schiappa. L'ancien président, Nicolas Sarkozy, était également présent. "Tous les anciens présidents de la République ont été invités, comme c'est l'usage pour ce type de cérémonies", avait précisé Matignon. François Hollande n'a pas se rendre sur place et a envoyé un message de soutien aux Niçois. 

La cérémonie en hommage aux victimes de l'attentat de Nice s'est déroulée sur la colline du Chateau, dominant la ville
La cérémonie en hommage aux victimes de l'attentat de Nice s'est déroulée sur la colline du Chateau, dominant la ville / Capture

Le maire de Nice a évoqué le souvenir des trois victimes et lancé un appel pour un renforcement des moyens de police. "Tous les trois ensemble, vous êtes toute la diversité, toute l'humanité du peuple de Nice", a-il dit en dénonçant une "guerre contre tout ce que nous sommes".  "Nous devons entrer en résistance", a continué Christian Estrosi : "Nous avons maintenant besoin non pas seulement d'un hommage mais aussi de moyens forts, opérationnels, immédiats pour mettre un terme à cette menace, à ces actes barbares".

L'hommage national aux victimes de l'attentat contre la basilique Notre-dame à Nice
L'hommage national aux victimes de l'attentat contre la basilique Notre-dame à Nice / Capture

"Nice aura payé un lourd tribut"

Le lourd tribut de Nice touchée par le terrorisme : Après le discours du maire, le Premier ministre a pris la parole : "Je suis venu aujourd'hui dire aux Niçois mon émotion ma compassion et mon indignation. Ces sentiments, toute la nation les partage. A Nice, le 29 octobre dernier, le terrorisme s'en est pris à la liberté de culte, comme il l'avait fait à Saint-Etienne du Rouvray le 26 juillet 2016." 

"Les prières d’une mère de famille ne condamnent pas à mort. Des cierges allumés au petit matin ne condamnent pas à mort. L’humble travail d’un sacristain ne condamne pas à mort".

"C'est la France qui à chaque fois est visée et est la cible du terrorisme mais Nice aura payé un lourd tribut", a déclaré le Premier ministre, évoquant cet attentat, et celui qui avait fait 86 morts sur la Promenade des Anglais le 14 juillet 2016.   "Je suis venu apporter les condoléances de la nation toute entière" aux familles des victimes, a-t-il ajouté, sur les hauteurs de la ville, à la colline du Château, où s'est déroulée la cérémonie. 

Le premier ministre a évoqué chacune des trois victimes. Nadine Devillers _"_habitait à quelques pas d’ici et venait souvent prier dans cette église.  Une femme qui aimait passionnément le théâtre et qui adorait jouer Shakespeare, Tchekhov ou Fassbinder. Une femme qui écrivait en secret et espérait pouvoir être publiée un jour".

Simone Barreto Silva n’était pas née à Nice, ni même en France mais, très loin d’ici, à Salvador de Bahia, au Brésil. "À force de détermination autant que de volonté, elle était parvenue à réaliser son rêve car elle venait de décrocher brillamment son diplôme".

Vincent Loquès, "n’était pas de passage ce matin-là. Il était un pilier, presque au sens propre, de la Basilique Notre-Dame et pour une raison simple, il en était le sacristain. C’est lui qui ouvrait les portes chaque matin pour les fermer chaque soir."

"Combattre sans relâche l'islamisme radical"

La dénonciation de l'islamisme radical : "Le 29 octobre un terroriste a volé trois vies au cœur même d'une église", s'est ému Jean Castex en évoquant une "profanation". "Il n'a pas uniquement profané un lieu de culte, il a aussi profané cet esprit d'accueil et d'hospitalité dont la ville de Nice a fait un idéal", a-t-il souligné. "Le terrorisme s'en prend à ce que nous sommes, à ce qui fait notre identité, à notre liberté, à notre culture et enfin à nos vies. L'ennemi, nous le connaissons, non seulement il est identifié, mais il a un nom, c'est l'islamisme radical, une idéologie politique qui défigure la religion musulmane en détournant ses textes, ses dogmes et ses commandements pour imposer sa domination par l'obscurantisme et la haine", a déclaré le chef du gouvernement. C'est cette France "ouverte, diverse et accueillante que l'islamisme radical cherche à abattre (...) que nous ne laisserons pas défigurer", a-t-il insisté. 

L'hommage du Premier ministre aux policiers municipaux qui sont intervenus lors de l'attaque de la Basilique Notre-Dame pour arrêter le terroriste
L'hommage du Premier ministre aux policiers municipaux qui sont intervenus lors de l'attaque de la Basilique Notre-Dame pour arrêter le terroriste / Capture

La cérémonie s'est achevée avec la chanson "What a Wonderful World" de Louis Armstrong. Elle était retransmise en direct. Le Premier ministre a eu un temps d'échange avec les familles des victimes. Jean Castex a également remis des décorations aux policiers municipaux de Nice. 

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