[scald=114469:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - François Hollande a déclaré jeudi qu'il n'y aurait "pas de négociation" avec Jean-Luc Mélenchon entre les deux tours de l'élection présidentielle.

Sur France 2, le candidat socialiste a expliqué qu'il entendrait "le résultat du premier tour" et qu'il aurait "à rassembler la gauche, toute la gauche, et même au-delà pour gagner l'élection présidentielle".

"Mais il n'y a pas de négociation de partis entre les deux tours d'une élection aussi majeure", a-t-il expliqué alors qu'on lui demandait s'il pensait négocier avec le candidat du Front de gauche.

François Hollande a souligné que l'élection présidentielle était "un choix, qui est un choix, à un moment, d'une personne, d'une politique et d'une majorité".

Le député de Corrèze accroît à nouveau son avance sur Nicolas Sarkozy dans les sondages mais Jean-Luc Mélenchon a effectué une percée, obtenant entre 12% et 15% des intentions de vote.

Le camp de Nicolas Sarkozy estime que François Hollande se trouve désormais sous la pression du leader du Front de gauche et espère voir les centristes s'en effrayer et se reporter au second tour sur le président sortant.

Dans les intentions de vote pour le second tour, les reports de voix de l'électorat Mélenchon en faveur de François Hollande sont bons.

En outre, grâce à la montée en puissance de l'ancien socialiste allié aux communistes, le total des voix de gauche progresse au premier tour.

Mais par prudence, le favori des sondages tente d'éviter une trop forte poussée de la gauche radicale en multipliant les appels au vote utile.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

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