Jusqu'ici Emmanuel Macron a échappé à cette difficulté qui avait perturbé le quinquennat de François Hollande. Mais plusieurs députés En Marche, déçus par la première année du mandat, veulent constituer une force autonome à l'Assemblée nationale.

François-Michel Lambert changera-t-il bientôt de place à l'Assemblée Nationale pour rejoindre un nouveau groupe de "frondeurs"
François-Michel Lambert changera-t-il bientôt de place à l'Assemblée Nationale pour rejoindre un nouveau groupe de "frondeurs" © Maxppp / IP3 / Vincent Isore

Il faut atteindre 15 députés pour pouvoir former un groupe, et bénéficier ainsi d'un temps de parole et de moyens supplémentaires à l'Assemblée nationale. Ces députés LREM déçus, profitent donc de l'été pour tenter de recruter des alliés.

"Députés déçus par la première année du quinquennat cherchent colocataires à l'Assemblée nationale". 

Ce pourrait être la petite annonce postée par François-Michel Lambert, élu l'an dernier sous l'étiquette La République en marche : "On entend plus parler de la dette publique, que de la fracture territoriale et de la dette écologique. Ce n'est plus possible ! 

La visibilité est un rapport de force et ce rapport de force est nécessaire et urgent ajoute l'élu des Bouches-du-Rhône.

Ils sont une quinzaine avec lui : quelques députés En Marche échaudés par la loi Asile et immigration, mais aussi des centristes, des non-inscrits, et même les trois députés nationalistes corses. Jean-Félix Aquaviva est l'un d'entre eux : "Aujourd'hui, évidemment qu'entre la France insoumise et Les Républicains il manque une expression. Évidemment ce groupe à vocation, dans l'opposition, à représenter cette expression."

Sur le fond, une déclaration politique commune a été rédigée : une page et demi pour réclamer un pouvoir moins parisien et moins vertical. 

Pour autant, tous ne sont pas d'accord pour en faire un groupe d'opposition au gouvernement, à l'image de Paul Molac, député La République en Marche de Bretagne : "Moi en tout cas je reste dans la majorité, je plaiderai pour ça, pour que ce ne soit pas un groupe d'opposition."

Alors majorité ou opposition ? "Chacun des membres sera libre de ses votes", répond l'un des organisateurs, qui espère la naissance du nouveau groupe à la rentrée, afin de peser sur le vote du budget.

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