Aucune date n'est arrêtée à ce jour. Sur la promenade des anglais, certains s'en étonnent. Mais au sommet de l'Etat, on hésite.

François Hollande et Bernard Cazeneuve le 18 Juillet 2016 à Beauvau, lors de l’hommage aux 84 victimes de Nice.
François Hollande et Bernard Cazeneuve le 18 Juillet 2016 à Beauvau, lors de l’hommage aux 84 victimes de Nice. © AFP / Bertrand Guay

Aucune date n'est arrêtée à ce jour. Sur la promenade des anglais, certains s'en étonnent, mais au sommet de l'Etat, on hésite.

En janvier 2015, la grande manifestation entre la place de la République et celle de la Nation avait tenu lieu d'hommage national. En novembre, la cérémonie aux invalides avait été annoncée une semaine après les attentats de Paris, et une semaine avant sa tenue.

Pour Nice, ni l'Elysée ni Matignon, ni le secrétariat d'aide aux victimes ne sont en mesure à ce jour de dire s'il y aura ou non un rendez-vous républicain. Le climat a changé, finie l'union nationale, lointain le souvenir des longs applaudissements après le discours de François Hollande devant le Congrès à Versailles. Le premier ministre a été sifflé lundi lors de la minute de silence à Nice. Bernard Cazeneuve est attaqué, soupçonné de mensonge. Certaines familles menacent de porter plainte contre l'Etat.

Alors l'exécutif continue de réfléchir à l'opportunité de l'hommage. En insistant sur son souhait de respecter justement le choix des familles des victimes. Impossible d'organiser une cérémonie qui ne serait pas consensuelle, et digne.

Mais renoncer serait aussi s'exposer à être accusé de se dérober.

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