"Schnàbelix", icône de la lutte alsacienne à Rixheim
"Schnàbelix", icône de la lutte alsacienne à Rixheim © Maxppp / Thierry Gachon

Une manifestation est organisée ce samedi à Strasbourg pour protester contre la réforme territoriale, qui prévoit la fusion de l'Alsace avec la Lorraine et la Champagne-Ardenne. Plusieurs milliers de partisans d'une "Alsace unie" sont attendus.

Il n'y a pas que les Bretons qui sont mécontents du projet de réforme territoriale. Les Alsaciens aussi n'ont pas l'intention de laisser rassembler Metz, Strasbourg et Châlons-en-Champagne au sein d'un même territoire, et ils veulent le faire savoir. Selon les organisateurs, ils devraient être au moins 10 000 manifestants samedi après-midi pour réclamer une Alsace unie, certes, mais toute seule.

Il faut dire que la droite locale, si elle défend toujours un projet de fusion des départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin avec la région Alsace (pour former un "conseil unique"), n'a pas l'intention d'abandonner une partie de ses pouvoirs de collectivité locale aux régions voisines. Les trois conseils (généraux et régional) se sont rassemblés au sein d'un collectif "L'Alsace, ma région", auquel se sont greffées les sections locales UMP, UDI et MoDem et le Medef alsacien.

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Strasbourg, capitale de la seule Alsace ?

La gauche s'inquiète elle d'une possible "tension" et de la montée d'un "sentiment identitaire". Les mouvements régionalistes et autonomistes d'extrême-droite ont eux aussi appelé à manifester.

Les élus de la région ont en tout cas une position ambigüe autour de cette manifestation, Alexandre Tandin

Mardi, une délégation d'élus alsaciens avaient été reçus par Manuel Valls à Matignon, pour demander le rapprochement avec la Lorraine uniquement. Mais l'option la plus pausible reste la fusion des trois régions. Strasbourg resterait alors capitale régionale.

Les partisans d'une Alsace indépendante de ses voisines espèrent une mobilisation à l'image de celle obtenue par la manifestation pro-bretonne de Nantes, le 27 septembre. Entre 13 000 et 30 000 personnes s'étaient réunies pour réclamer l'exact inverse des Alsaciens : une fusion de la Bretagne avec la Loire-Atlantique.

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