Jamais des sénatoriales n'avaient vu, avant la vague de La République en marche, autant d'anciens députés ou de candidats aux législatives battus tenter de se recaser au Sénat.

Le perchoir au Sénat, surplombé par les statues d'anciens Sages.
Le perchoir au Sénat, surplombé par les statues d'anciens Sages. © AFP / JEAN-PIERRE MULLER

Avec sa large victoire aux élections législatives en juin dernier, La République en Marche a fait bien des déçus. Les anciens députés ou les candidats qui ont été battus se reportent vers le Sénat, à défaut de l'avoir emporté à l'Assemblée.

Côté Les Républicains et Parti socialiste, on dénombre douze députés sortants du Palais Bourbon à retenter leur chance au Palais du Luxembourg, le 24 septembre prochain, parmi lesquels Jacques Myard ou encore Laurent Baumel. Jacques Myard qui se présente même dans les Yvelines sur une liste dissidente de droite, face au président sortant du Sénat Gérard Larcher, lui-même encarté LR.

Des ministres ou anciens ministres sont aussi candidats : l'actuelle sénatrice MoDem du Loir-et-Cher Jacqueline Gourault (récemment nommée ministre auprès du ministre de l'Intérieur) se représente ainsi que l'ex-LR et ministre de la Fonction publique, Gérald Darmanin, qui se présente dans le Nord sous l'étiquette de LREM, mais à une place où il ne pourra pas être élu. Du côté des anciens membres du gouvernement sous François Hollande, on retrouve Patrick Kanner dans le Nord, Laurence Rossignol dans l'Oise, Jean-Marc Todeschini en Moselle ou encore André Vallini en Isère.

Près de 250 candidats battus aux législatives

À ces anciens de l’Assemblée, il faut ajouter ceux qui ont tenté d’y entrer en juin dernier, sans succès : ils sont près de 250 !

Il y a notamment une quarantaine d’écologistes mais surtout 108 frontistes. Le Front national remporte la palme du recasage : parmi ses 108 candidats était déjà en lice en juin, 41 s'étaient aussi présentés aux élections régionales de 2015 et 20 aux élections municipales de 2014.

On prend les mêmes et on recommence ? "Logique", explique un cadre du FN, car "ce sont des militants déjà implantés localement". Il admet aussi que le FN de dispose pas d'"un vivier de candidat" pour chaque élection et que la priorité, "c’est d’être présent partout". Quitte à combler les listes en présentant deux députés, Sébastien Chenu dans le Nord et José Evrad dans le Pas-de-Calais, mais à des places où ils n'ont aucune chance d'être élus.

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