Le 15 mars approche à grands pas, et au sein du gouvernement, la tentation de miser sur une implantation locale et de briguer un mandat de conseiller municipal, voire de maire, est forte. Une douzaine de ministres ou de secrétaires d’État ont déjà annoncé qu’ils se lançaient.

Véhicules prêts à partir à la sortie de conseil des ministres le 24 janvier 2020
Véhicules prêts à partir à la sortie de conseil des ministres le 24 janvier 2020 © Maxppp / Thomas Padilla

[Actualisé avec la décision d’Édouard Philippe de se présenter au Havre]

Les conditions et surtout les éventuelles conséquences de ces candidatures sont encore assez floues. Pourront-ils rester au gouvernement en cas de victoire ? Quid en cas de défaite ? Certains ont préféré assumer dès le début en quittant leur poste pour avoir assez de temps à consacrer à leur campagne ou à celle des autres (comme Benjamin Griveaux, candidat à Paris, et son soutien Mounir Mahjoubi), d’autres prennent le risque.

Au total, ils sont une douzaine à être sur une liste pour les prochaines municipales. Cliquez ici pour voir l’infographie en plein écran.

C’est le plus gros coup de poker de ces municipales : hésitant jusqu‘ici, le Premier ministre lui-même a décidé de s’engager dans le scrutin, en briguant son ancienne mairie du Havre (qu’il a dirigée de 2010 à 2017). Courageux mais pas totalement téméraire, il assure toutefois que s’il est élu, il restera quand même chef du gouvernement.

Certaines situations risquaient d'être complexes, mais les choses semblent se désamorcer. Comme l'affrontement programmé à Biarritz entre Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture, et Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès de Jean-Yves Le Drian. Tous deux briguaient le fauteuil de maire de la ville basque, mais ont finalement renoncé pour éviter un "clash" gouvernemental potentiellement embarrassant pour l'exécutif.

Gérald Darmanin, lui aussi, souhaite redevenir maire. Ce sera à Tourcoing, ville dont il était déjà maire avant de devoir y renoncer après avoir été nommé ministre en 2017, conformément aux règles établies par le gouvernement Philippe. Si cette règle s’applique toujours et s’il reprend la tête de la ville, il devrait logiquement quitter le gouvernement.

Franck Riester a annoncé le 6 février qu'il serait tête de liste à Coulommiers (Seine-et-Marne) et qu'il resterait au gouvernement en cas de victoire. Il a déjà été maire de la commune entre 2008 et 2017.

Quatre membres du gouvernement doivent encore éclaircir leur position sur leur présence ou non sur des listes aux municipales : Brune Poirson (Avignon), Emmanuelle Wargon (Saint-Mandé) et Agnès Buzyn (15e arrondissement à Paris).

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