STRASBOURG (Reuters) - Jack Lang, qui était depuis plusieurs semaines en quête d'une circonscription pour les élections législatives du printemps en France, sera candidat dans les Vosges, département où il est né il y a un peu plus de 72 ans.

La candidature de l'ancien ministre de la Culture de François Mitterrand a été approuvée par les militants, réunis samedi à Saint-Dié, pour la deuxième circonscription du département.

"Il y avait une centaine de militants et il y a eu quatre abstentions, a dit à Reuters Jean-Marie Lalandre, premier secrétaire de la fédération PS des Vosges.

"Il ne vient pas dans une circonscription toute rôtie. Elle est gagnable, mais il faudra batailler", a-t-il ajouté.

Jean-Marie Lalandre, qui est conseiller régional de Lorraine, avait été désigné début décembre par les militants pour affronter dans cette circonscription le député UMP sortant Gérard Cherpion, qui effectue un deuxième mandat.

C'était avant de découvrir, fin décembre, qu'une loi récente rendait sa candidature incompatible avec sa fonction de directeur d'un Centre communal d'action sociale dans une ville de plus de 20.000 habitants.

La candidature de Jack Lang a été soutenue par le maire de Saint-Dié, Christian Pierret, ancien ministre du gouvernement de Lionel Jospin, qui fut lui-même candidat de cette circonscription à trois reprises.

Jack Lang, qui a passé son enfance en Lorraine et a effectué une partie de ses études à Nancy avant de migrer vers Paris, avait renoncé en décembre à solliciter les suffrages des militants de la sixième circonscription du Pas-de-Calais dont il est élu depuis 2002.

En conséquence, il n'avait pas été investi par le PS dans cette circonscription. L'ancien maire de Blois avait déclaré qu'il avait lui-même choisi de ne pas se représenter.

Gilbert Reilhac, édité par Patrick Vignal

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.