Jean-François Copé lors de sa déclaration
Jean-François Copé lors de sa déclaration © Radio France

Jean-François Copé, qui se dit victime d'une "véritable chasse à l'homme", annonce le dépôt d'une proposition de loi imposant à l'ensemble des partis bénéficiant d'une aide publique de publier leurs pièces comptables depuis 2007 et une autre pour soumettre les "principaux dirigeants et salariés des médias" bénéficiant d'aides ou de fréquences attribuées par l'Etat aux mêmes contrôles que ceux imposés aux parlementaires.

Mes chères compatriotes, mes chefs amis membres de l’UMP, depuis quelques jours je fais l’objet d’une campagne de presse haineuse, l’UMP fait l’objet d’attaques incessantes qui ont quitté le champ de la politique pour se nourrir des armes des lâches : rumeur, insinuations, manipulations.

Jean-François Copé a riposté lundi aux accusations de favoritisme du Point en annonçant deux propositions de loi imposant la transparence financière aux partis et dirigeants d'organes de presse bénéficiant d'aides de l'Etat et en échange en s'engageant à rendre publique la comptabilité de l'UMP.

Moi et ma famille sommes depuis quelques jours l'objet d'une chasse à l'homme

Pour "mettre un terme à ce climat nauséabond", le président de l'UMP a dit vouloir "prendre aux mots les donneurs de leçons" et annoncé le dépôt de deux propositions de loi en faveur de "la transparence et de la démocratie" à l'Assemblée nationale à la reprise des travaux parlementaires, début avril.

Jean-François Copé a promis la "transparence" sur les éléments comptables de l'UMP, qui seront placés "dans une pièce qui sera scellée par un huissier" et "rouverte" après l'adoption de la proposition de loi et d'un texte imposant les mêmes obligations aux dirigeants de médias.

L'UMP est prête à mettre à disposition l'intégralité de sa comptabilité

Le président de l'UMP a annoncé également qu'il déposerait une proposition de loi pour soumettre les "principaux dirigeants et salariés des médias" bénéficiant d'aides ou de fréquences attribuées par l'Etat aux mêmes contrôles que ceux imposés aux parlementaires.

Que les principaux dirigeants et salariés des groupes de presse soient soumis aux mêmes règles que les parlementaires

Les réactions

Les réactions politiques se sont succédées au fil de la journée, que ce soit du côté du PS ou au sein de l'opposition UMP.

Le président de la commission des loi de l'assemblée, le socialiste Jean-Jacques Urvoas rappelle que , concernant le financement des partis politiques, tout est déjà public.

Le maire de Bordeaux Alain Juppé est resté plutôt réservé et a demandé l'application des lois sur la transparence.

La proposition du président de l'UMP a aussi suscité des remous du côté des journalistes. Etienne Gernelle, directeur de publication de l'hebdomadaire Le Point, a dénoncé une "manoeuvre dilatoire pour ne pas publier les comptes de l'UMP (...) à pleurer de rire".

Le co-fondateur du site Mediapart Edwy Plenel a rappelé que les journalistes ne sont pas du même ordre que les responsables politiques.

Des journalistes ont aussi fait remarquer sur Twitter que les aides à la présse sont publiques et répertoriées sur un site du gouvernement.

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