le bras droit de jean-françois copé reconnaît un système de fausses factures à l'ump
le bras droit de jean-françois copé reconnaît un système de fausses factures à l'ump © reuters

Le Président de l’UMP a annoncé la tenue d'un congrès anticipé en octobre où il ne se représentera pas. Une direction collégiale sera mise en place jusque là, assurée par François Fillon, Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin.

Alors que le bureau national venait de commencer à l'Assemblée nationale, c’est par un communiqué de presse que l'ancien Premier ministre a fait connaître ses conditions.

Au lendemain de nouvelles révélations sur l'affaire Bygmalion, François Fillon a prévenu que si ses conditions n’étaient pas satisfaites, il se retirerait de la direction de l'UMP, il a été suivi par plusieurs ténors du parti.

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L’ancien Premier ministre exigeait que Jean-François Copé se mette "en réserve" du parti "pendant la durée de l'enquête" judiciaire autour de l'affaire Bygmalion, faute de quoi il se retirerait de la direction de l'UMP. Il demandait également la mise en place d’une "véritable direction collégiale qui conduire l'UMP jusqu'à un congrès extraordinaire refondateur".

La réponse de Jean-François Copé est arrivé en plusieurs fois. D'abord par un communiqué, quelques minutes plus tard, le Président de l'UMP a accepté la tenue d'un congrès anticipé de l'UMP en octobre 2014 et affirme qu'il renoncerait à briguer à cette occasion un nouveau mandat de président du parti.

Une demi heure plus tard, après avoir nié avoir été au courant du moindre détail de l'affaire Bygmalion, Jean-François Copé a du accepter de quitter la direction du parti dès le 15 juin. Et c'est toute la direction de l'UMP qui démissionne avec lui.

Il aura fallu deux heures et demi à Jean-François Copé pour céder, explique Carine Bécard

Une direction collégiale assurée par trois anciens Premiers ministres : Jean-Pierre Raffarin, Alain Juppé et François Fillon, va prendre al suite, pour gérer les affaires courantes jusqu'à la tenue du congrès en octobre.

La solution de transition, proposée par Nathalie Kosciusko-Morizet au BN, était exigée par François Fillon : celle d’une "véritable direction collégiale pour conduire l'UMP jusqu'à un congrès extraordinaire refondateur".

Des phrases très dures ont été prononcées au cours de ce bureau politique. A la sortie Luc Chatel a déclaré que des décisions avaient du être prises car "la survie du parti était en jeu".

Eric Ciotti, député UMP filloniste, était l'invité de Claire Servajean. Il raconte ce qu'il a vécu comme un moment de gravité

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Jérôme Lavrilleux, ex-directeur de campagne adjoint de Nicolas Sarkozy en 2012 et bras droit de Jean-François Copé, a reconnu hier un système de fausses facturations à l'UMP pour masquer une "dérive" des dépenses de la campagne présidentielle, tout en dédouanant l'ancien président et le dirigeant de l'UMP.

La confession du directeur de cabinet du président de l'UMP, un sacrifice politique en direct, survient après que l'avocat de Bygmalion eut accusé l'UMP de fausses factures en 2012 pour masquer des dépassements de frais de campagne.

Sur le plan judiciaire, l'enquête ne fait que commencer, Sara Ghibaudo

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