[scald=222079:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Le président de l'Union des démocrates et indépendants (UDI), Jean-Louis Borloo, a demandé mercredi au gouvernement français de revenir sur la hausse "massive" de la TVA qu'il qualifie de "pure" folie", notamment pour la construction.

Dans le dernier "collectif budgétaire" voté en décembre dernier par le Parlement, le gouvernement prévoit de modifier les taux de TVA à compter du 1er janvier 2014 pour financer pour moitié le crédit d'impôt pour la croissance et l'emploi (CICE).

Le taux réduit serait ramené de 5,5% à 5%, le taux intermédiaire étant porté de 7 à 10% et le taux normal de 19,6 à 20%.

"Je suis venu pour lancer un cri d'alarme très fort sur deux secteurs qui représentent la moitié de l'augmentation du chômage", a déclaré l'ancien ministre de l'Economie sur France Info. "Les services à domicile qui sont en train d'être littéralement massacrés et le secteur du bâtiment, le logement, c'est une exigence sociale, une exigence économique."

"C'est une catastrophe, on est en train d'entrer dans une crise du bâtiment qui n'a pas d'équivalent depuis 40 ans", a-t-il dénoncé.

"On va détruire entre 50.000 et 100.000 emplois dans ce secteur dans l'année qui vient tout simplement parce qu'on a augmenté la TVA de manière massive, ce qui est une pure folie", a-t-il estimé. "En dix-huit mois, elle aura augmenté de 100% dans ce secteur."

Le député du Nord demande au gouvernement "de diviser par deux immédiatement la TVA, passer de 10 à 5%" pour les services à la personne et le bâtiment.

Dans un entretien au Monde fin février, le rapporteur général de la commission des Finances de l'Assemblée, Christian Eckert (PS), a proposé de fixer à 5%, 9% et 20,5% les nouveaux taux de TVA au 1er janvier 2014 ().

Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse

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