[scald=27713:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Jean-Louis Borloo, président du Parti radical, a démenti samedi s'être dit ouvert à une alliance régionale avec le Front national en 1993 dans le Nord, dans une interview au journal d'extrême droite Minute.

"J'ai toujours refusé une telle alliance, et avec une tranquillité absolue !", déclare-t-il à Libération.fr, en réponse à un article de l'Express, qui a évoqué l'article contesté deux mois après Valeurs actuelles.

Jean-Louis Borloo, qui était alors maire de Valenciennes (Nord) assure qu'à l'époque, "jamais un monsieur n'est venu" dans son bureau "en se présentant comme journaliste à Minute" pour l'interviewer.

"Je veux juste rappeler que je suis le premier homme politique élu président d'un exécutif régional à y avoir renoncé parce que j'avais bénéficié d'une voix du Front national", dit-il. "J'en connais qui ont démissionné sous la pression. Moi j'y ai renoncé librement."

L'article de Minute lui faisait dire: "Personnellement, j'ai des rapports corrects avec les gens du FN de ma région, et je ne serais pas contre (une alliance). Mais s'il devait y avoir des alliances, il faudrait que toute la droite suive. Celui qui prendrait cette initiative tout seul se ferait descendre politiquement."

Jean-Louis Borloo, qui se prépare pour une candidature à la présidentielle de 2012, se dit serein. "Je ne vais pas réagir vingt ans après. Mais le problème des boules puantes, c'est qu'elles finissent par empester la pièce", note-t-il.

L'ancien ministre de l'Ecologie a présenté "l'Alliance républicaine, écologiste et sociale" qu'il tente de mettre sur pied en vue de la présidentielle comme "la force anti-FN".

Gérard Bon, édité par Marine Pennetier

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