[scald=62117:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Jean-Louis Borloo a appelé le gouvernement à aller plus loin dans la lutte contre les déficits et proposé pour cela des mesures comme l'introduction immédiate d'une taxe sur les transactions financières, susceptibles selon lui de rapporter jusqu'à 23 milliards d'euros par an.

"Je suis inquiet des résultats 2011, je crains que nous ne tenions pas le 5,7%", a dit mardi devant la presse le président du Parti radical en faisant allusion à l'objectif de ratio dette publique sur produit intérieur brut du plan de réduction des déficits du gouvernement.

Il a jugé "courageux" le nouveau plan d'économies présenté lundi par le Premier ministre François Fillon, pour estimer toutefois qu'il fallait "immédiatement prendre des mesures complémentaires".

Parmi celles-ci, il réitère sa proposition avancée l'été dernier de création au niveau national, sans attendre que les Européens adoptent leur ordre dispositif, d'une taxe sur les transactions financières sur le modèle du "stamp duty" britannique. Elle pourrait rapporter 12 milliards d'euros par an, a fait valoir Jean-Louis Borloo.

Il propose en outre la fin de l'exonération pour les grands groupes des plus-values de cessions de participation dans des filiales détenues depuis moins de 2 ans, dite "niche Copé", et un "encadrement" des intérêts déductibles sur les acquisitions d'entreprises dans le cadre de montages de type LBO (rachat par effet de levier).

La première rapporterait au minimum six milliards et la seconde, qui reprend une disposition du droit fiscal allemand, quatre milliards, a indiqué l'ancien ministre de l'Ecologie.

"Enfin une nouvelle tranche de barème de l'impôt sur le revenu à 46% nous paraît nécessaire et indispensable", a-t-il ajouté en faisant état d'un rendement d'un milliard d'euros pour celle-ci.

Le tout représente une marge de manouvre de 23 milliards d'euros qui ne toucherait "ni les ménages ni la compétitivité" de l'économie, a-t-il souligné, en indiquant que le Parti radical déposera des amendements en ce sens lors du débat parlementaire sur le projet de loi de finances rectificative.

Yann Le Guernigou, édité par Patrick Vignal

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