Pour le leader de la "France Insoumise", l'opération devait permettre de lancer en fanfare la campagne électorale, quelques heures après la validation des candidatures.

Jean-Luc Mélenchon comptait ses troupes place de la République
Jean-Luc Mélenchon comptait ses troupes place de la République © Maxppp / Ouest France

Environ 130.000 place de la République selon les organisateurs, et "on ne sait pas" selon la police : traditionnellement, la préfecture de Paris ne fournit aucun chiffre de participation pour les rassemblements politiques. C'est en tout cas 10.000 de plus que lors de son précédent coup d'éclat place de la Bastille en mars 2012, où 120.000 personnes s'étaient massées pour entendre son discours. Il y appelait, déjà, à la mise en place d'une VIe République.

Venus d'un peu partout en France, souvent en bus (mais sans doute pas en cars Macron), à l'appel du leader de la France Insoumise, les manifestants ont défilé dans une ambiance bon enfant de la place de la Bastille à celle de la République. Une mobilisation importante qui devait beaucoup à celle initiée sur Internet ces derniers jours.

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Jean-Luc Mélenchon y a prononcé un discours en deux tons. Parfois dans le style typique du candidat orateur, entre références historiques, littéraires et accents grandiloquents : "la force du peuple", "la France s'appelle Révolution", "la République porte fièrement le bonnet des affranchis"...

Mais il a aussi décliné plus concrètement, à destination du grand public, la liste des principales mesures de son programme : mise en place d'une assemblée constituante pour rédiger une nouvelle loi fondamentale, création d'une procédure de révocation des élus, abrogation des lois Macron et El Khomri, inscription dans la Constitution du droit à l'IVG et au suicide assisté, etc.

Samedi matin, Jean-Luc Mélenchon est officiellement devenu l'un des onze candidats à la présidentielle 2017, avec François Fillon, Benoît Hamon, Emmanuel Macron, Jean Lassalle, Nicolas Dupont-Aignan, Nathalie Arthaud, Marine Le Pen, François Asselineau, Philippe Poutou et Jacques Cheminade.

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