[scald=93079:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Jean-Luc Mélenchon s'est déclaré mardi "fier" d'avoir "gâché" la campagne de Marine Le Pen en attaquant la présidente du Front national, dont l'"odieuse présence" fait selon lui l'objet d'un traitement trop positif par la classe politique.

Le candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle est revenu devant la presse étrangère sur les raisons qui l'ont poussé à traiter Marine Le Pen de "semi-démente".

"Il y a eu dans mon pays un moment de fascination, de sidération, et on a vu toute la bien-pensance se mettre a attribuer des brevets à Madame Le Pen qui avait décidé de dédiaboliser, comme si c'était possible, son odieuse présence", a-t-il déclaré, parlant d'"assentiment dans la bonne société".

"Il fallait donc que quelqu'un se charge de dire 'stop', c'est fini, et, pour le faire, il fallait le faire avec des charges assez frontales" qui lui ont valu des critiques, certains estimant qu'il abaissait le niveau du débat politique.

"Eh bien non, et je vous confirme que je considère comme une sorte de névrose assez avancée que d'être incapable de se définir sans détester quelqu'un", a-t-il ajouté.

"Je dis moitié par plaisanterie mais avec quand même de la gravité : je suis très fier d'avoir réussi à gâcher la campagne électorale à la famille Le Pen", a-t-il poursuivi.

"Maintenant, tout le monde sait qu'il y a au moins une personne qui pense que la dédiabolisation n'est pas possible parce qu'elle est le diable, c'est-à-dire le mal, la détestation, la haine et qu'elle procède d'une vision anti-ouvrière classique de l'extrême droite", a-t-il conclu.

Brian Love, édité par Yves Clarisse

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