Jean-Marie Le Pen
Jean-Marie Le Pen © PHOTOPQR/NICE MATIN/Cyril Dodergny / PHOTOPQR/NICE MATIN/Cyril Dodergny

Le tribunal de grande instance de Nanterre a suspendu ce mercredi l'assemblée générale extraordinaire du Front national qui devait aboutir à l'éviction de Jean-Marie Le Pen des instances du parti, offrant une deuxième victoire judiciaire au patriarche en conflit ouvert avec sa fille.

Cette assemblée générale, qui se déroulait par correspondance depuis le 20 juin et devait s'achever le 10 juillet, visait à réformer les statuts du parti, notamment en supprimant la présidence d'honneur de Jean-Marie Le Pen. Le juge des référés du tribunal de grande instance de Nanterre, saisi par le fondateur du parti d'extrême droite, a estimé mercredi que le "choix illicite d'un vote par correspondance" le privait "de tout moyen d'expression".

Le juge des référés souligne ainsi dans son ordonnance :

Le vote par correspondance n'est prévu, dans les statuts actuellement applicables, que dans le cadre des assemblées générales ordinaires.Dès lors, il existe bien une violation des statuts.

A la suite de cette décision, le FN devra organiser à la place de ce vote par correspondance un "congrès physique", conforme à ses statuts. Le juge des référés n'a toutefois pas défini de délai pour cette nouvelle organisation.

Jean-Marie Le Pen a réagi sur ITélé :

La justice a remis les choses en ordre. J'ai été l'objet d'une agression de la part de la direction du Front national, la justice par deux fois a donné tort à Madame Le Pen et la direction du Front. J'ai souvent été isolé dans ma vie, ça n'empêche pas d'avoir raison.

Le tribunal de grande instance de Nanterre avait annulé le 2 juillet dernier la décision du bureau exécutif du Front national de suspendre son fondateur après une série de propos polémiques, notamment sur les camps d'extermination nazis

Le parti a toutefois annoncé qu'il ferait appel de cette décision , rendue pour un motif de forme. Rétabli dans son statut d'adhérent, Jean-Marie Le Pen pouvait participer à l'assemblée générale extraordinaire, mais il avait immédiatement appelé les adhérents à ne pas prendre part au scrutin, y voyant "un piège destiné à changer l'orientation politique du Front National".

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