Jean-Marie Le Pen à son domicile à Saint-Cloud
Jean-Marie Le Pen à son domicile à Saint-Cloud © MaxPPP/Le Paisien/Matthieu de Martignac

Quatre différente perquisitions ont visé, ce mercredi, le domicile de Jean-Marie Le Pen à Rueil Malmaison ainsi que dans la maison qui abrite ses bureaux à Saint Cloud. Perquisitionnées également les domiciles d'un actuel et d'un ancien assistant du fondateur du Front national, à Paris et en région.

Ces fouilles font suite à l'ouverture, en juin dernier, par le Parquet national financier d'une enquête pour blanchiment de fraude fiscale au sujet d'un présumé compte caché à l'étranger et d'omission de déclaration de patrimoine, à laquelle sont astreints les parlementaires.

Les explications de Sara Ghibaudo

L'ex-président du FN Jean-Marie Le Pen et son épouse Jany sont visés depuis le 24 septembre par une plainte du fisc pour fraude fiscale aggravée. La direction des finances publiques des Hauts-de-Seine a déposé une autre plainte visant Gérald Gérin, un proche collaborateur du dirigeant frontiste, soupçonné par la justice d'avoir joué un rôle de prête-nom pour un compte dissimulé.

Les enquêteurs ont mené mercredi une série de perquisitions dans cette affaire, initialement ouverte pour blanchiment de fraude fiscale et déclaration mensongère de patrimoine, après un signalement de la cellule antiblanchiment de Bercy (Tracfin) sur un compte caché en Suisse.

L'enquête a été ouverte après des signalements de la cellule antiblanchiment de Bercy (Tracfin), à propos d'un compte bancaire caché à l'étranger, et de l'ancienne Commission pour la transparence financière de la vie politique.

Fin avril, Mediapart avait affirmé que l'ancien président du Front national aurait placé de l'argent en Suisse par le biais d'une société de gestion de patrimoine gérée par un proche collaborateur. Puis aurait fait déplacer la somme 2,2 millions d'euros au Bahamas.

Joint par téléphone, le findateur du FN a indiqué qu'il n'a pas été prévenu de cette perquisition et qu'il se trouve actuellement en vacances en République dominicain, des congés qu'il ne ompte pas interrompre.

Pour Jean-Marie Le Pen, "ce sont des procédés de crapulerie politique" :

On ne force pas les coffre de quelqu'un pour un article de Médiapart, c'est extravaguant cette histoire ! Je vais poursuivre ceux qui ont intenté ces actions.

Jean-Marie Le Pen avait admis en 2013 avoir détenu un compte en Suisse ouvert à l'UBS en 1981.

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