Le sénateur EELV Jean-Vincent Placé
Le sénateur EELV Jean-Vincent Placé © EPA/MAXPPP

Jean-Vincent Placé compte profiter, ce vendredi, de son court passage aux journées d’été d’Europe Ecologie-Les Verts, pour faire entendre sa voix. Le sénateur de l’Essonne conteste les rapprochements d’EELV avec le Front de Gauche. Il menace de quitter le parti.

L’ambiance risque d’être électrique aujourd’hui à Villeneuve-d’Ascq (Nord) où se tiennent jusqu’à samedi les journées d’été d’Europe Ecologie-Les Verts. Jean-Vincent Placé a annoncé qu’il refusait toutes formes de négociations avec le Front de Gauche, en vue des élections régionales de décembre prochain. Si ces alliances se faisaient, Jean-Vincent Placé pourrait même quitter Europe Ecologie-Les Verts.

Si les écologistes ont choisi dans toutes les régions de se présenter en autonomie vis-à-vis du PS au premier tour des régionales, en ce qui concerne les régions Nord-Pas-de-Calais/Picardie et PACA, le choix fait débat chez les cadres du parti. Certains pensent qu’une alliance avec le parti de Jean-Luc Mélenchon est indispensable pour faire front au FN. Une position vivement contestée par Jean-Vincent Placé. Pour lui, seule une alliance avec le PS pourrait permettre de stopper le FN.

Mercredi soir, à la veille des journées d'été, des cadres du parti, dont les deux coprésidents du groupe écologiste à l'Assemblée nationale Barbara Pompili et François de Rugy, le vice-président de l'Assemblée nationale Denis Baupin et le chef de file des sénateurs écologistes Jean-Vincent Placé, ont signé une tribune dénonçant les "négociations ou alliances", regrettant qu'elles se fassent "avec la gauche protestataire" plutôt qu'"avec la gauche réformiste".

Jean-Vincent Placé réaffirme son soutien à Hollande

Dans une interview publiée sur le site du Monde, Jean-Vincent Placé a indiqué que cette question des alliances est « la goutte d’eau » . « Tout ça va devenir ridicule et chacun va devoir choisir son camp, ajoute-t-il. Moi j’ai choisi le mien, je suis un fidèle soutien du président de la République. »

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Ces divergences mettent en danger le parti. Plusieurs cadres ont quitté le parti, dont la sénatrice Marie-Christine Blandin qui a été la seule écologiste à avoir été présidente de Région en Nord-Pas-de-Calais."L'envie de vivre ensemble est de moins en moins forte. On va voir comment les choses tournent", a avoué un élu, ajoutant qu'"il y a déjà eu plusieurs partis écolos".

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