[scald=65583:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Cinq organisations intersyndicales appellent à une journée d'action avec des rassemblements le 13 décembre pour dénoncer le nouveau plan de rigueur du gouvernement.

Parallèlement, dix syndicats d'enseignants du second degré prévoient une journée de grève le 15 décembre pour exiger le retrait du projet de décret sur l'évaluation des personnels enseignants que le ministère veut imposer à la rentrée 2012.

Un mois après la mobilisation en demi-teinte du 11 octobre, qui avait vu 270.000 personnes manifester en France, l'intersyndicale a préféré éviter une deuxième journée interprofessionnelle à travers le pays.

Elle prévoit donc deux semaines de mobilisation des salariés pour interpeller le gouvernement et les élus. "Dans ce cadre, le 13 décembre sera un temps fort de mobilisations interprofessionnelles, notamment avec des rassemblements", indique le communiqué de l'intersyndicale.

Force ouvrière, la CFTC et la CFE-CGC ne se sont pas associés à cet appel signé par les confédérations CGT, CFDT, FSU, UNSA et Solidaires

Depuis La mobilisation du 11 octobre, le gouvernement a accentué les mesures d'austérité avec un nouveau plan prévoyant notamment l'accélération de la réforme des retraites et le plafonnement à 1% en 2012 de la revalorisation des allocations familiales et logement.

En outre, estime l'intersyndicale, "le gouvernement s'en prend aux salariés malades, potentiellement 'fraudeurs' et 'responsables des déficits publics', en instaurant un jour de carence de plus dans le privé et un dans la Fonction publique et en tentant d'opposer les uns aux autres".

Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, avait donc jugé "urgent que le mouvement syndical affirme sa fermeté et sa détermination", raison pour laquelle il avait appelé les organisations à se réunir vendredi.

Force ouvrière, qui se tient en dehors de l'intersyndicale depuis deux ans et ne croit pas à l'efficacité de défilés, prônait à nouveau, sans succès, une grève interprofessionnelle de 24 heures.

"On ne fera pas un second 11 octobre, qui n'avait pas montré la capacité des syndicats à peser de manière lourde", avait prévenu de son côté Marcel Grignard, numéro 2 de la CFDT, avant la réunion.

Gérard Bon, édité par Gilles Trequesser

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