Jérôme Kerviel à la prison de Fleury-Merogis
Jérôme Kerviel à la prison de Fleury-Merogis © Reuters / Philippe Wojazer

C'est un témoignage qui pourrait tout changer dans l'affaire Kerviel, celui de la commandante de police de la brigade financière au coeur du dossier, celle qui a mené toutes les investigations depuis 2008, selon l'enquête de Médiapart.

Selon le site d'information, Nathalie Le Roy a été auditionnée début avril par le juge d'instruction Roger Le Loire dans le cadre de l'information judiciaire ouverte en juin 2014 pour "escroquerie au jugement", "faux" et "usage de faux".

Elle estime s'être fait manipuler par la banque, comme nous l'explique Martine Orange, la journaliste de Mediapart qui a réalisé cette enquête

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"Dès le début de l'affaire, on a un discours très construit de la Société générale"

Celle qui était à l'époque commandante de police au sein de la brigade financière a mentionné, à cette occasion, le témoignage d'un ancien salarié de Société Générale.

Opérant au sein de l'entité "risques opérationnels", il a assuré à l'enquêtrice que "l'activité de Jérôme Kerviel était connue" et affirmé avoir alerté, en avril 2007, Claire Dumas, adjointe au directeur des risques opérationnels, et d'autres par le biais d'un message électronique"avec une tête de mort pour attirer leur attention" .

La hiérarchie de Jérôme Kerviel ne pouvait ignorer ses prises de position

"A l'occasion des différentes auditions et des différents documents que j'ai pu avoir entre les mains, j'ai eu le sentiment puis la certitude que la hiérarchie de Jérôme Kerviel ne pouvait ignorer les positions prises par ce dernier ", aurait déclaré Mme Le Roy, selon Mediapart.

Pour l'avocat de la Société générale, Me Jean Veil, le témoignage de la policière est "effarant"

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"C'est exactement le contraire des déclarations qu'elle a enregistrées lorsque Jérôme Kerviel a été entendu par les services de

La Société Générale a toujours affirmé qu'en soldant ces positions au plus vite pour ne pas risquer la faillite, elle avait enregistré une perte de 6,3 milliards d'euros, dont a été déduit le gain de 1,4 milliard réalisé par Jérôme Kerviel en 2007.

L'ancien trader a été condamné, par le tribunal correctionnel de Paris puis la cour d'appel qui a confirmé la peine, à 5 ans d'emprisonnement dont 3 ferme pour abus de confiance, manipulations informatiques, faux et usage de faux. Il purge sa peine depuis septembre 2014 sous bracelet électronique.

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