Le sénateur de la Drôme entre pour la première fois au gouvernement en remplacement de Stéphane Travert lors du large remaniement annoncé lundi. C'est un ancien vallsiste.

Didier Guillaume au Sénat à Paris, le 15 novembre 2016.
Didier Guillaume au Sénat à Paris, le 15 novembre 2016. © AFP / LIONEL BONAVENTURE

Didier Guillaume doit se dire qu’il a bien fait de persévérer. Dix mois après avoir annoncé son départ de la vie politique avant de revenir sur sa décision, il est devenu, lundi 16 octobre, ministre de l’Agriculture. Le sénateur de la Drôme remplace un autre ancien socialiste, Stéphane Travert, qui n’a jamais vraiment convaincu à ce poste hautement stratégique censé rapprocher la "Macronie" du monde rural. 

Didier Guillaume pourra mettre à profit son expérience d’élu local. L’ancien agent du Trésor Public est notamment resté onze ans président du conseil général de la Drôme, et plus de neuf ans maire de Bourg-de-Péage, un commune de 10.000 habitants. Cette connaissance des territoires lui vaut un poste de conseiller pendant quatre ans auprès de Jean Glavany, ministre de l’Agriculture sous Lionel Jospin. En 2008, ce socialiste devient sénateur et présidera le groupe PS de 2014 à janvier dernier. 

Le faux-départ

Le sexagénaire est directeur de campagne de Manuel Valls pour la primaire socialiste. Après la défaite de son candidat, Didier Guillaume écrit sur Facebook son intention de "démissionner de son mandat de sénateur", soulignant qu'il existait "une vie avant et après la politique". Ce fan de ballon ovale est en effet tenté d’accepter la proposition du patron de la fédération française de rugby, Bernard Laporte, pour devenir président du comité d'organisation chargé de piloter la Coupe du monde 2023. 

Finalement, Didier Guillaume décline, car ce poste était trop honorifique pour cet « homme d’action ». Il conserve son mandat de sénateur et siège au sein du groupe radical. 

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