Depuis la défaite de François Fillon à l'élection présidentielle, la droite s'est déchirée jusqu'à désigner son nouveau chef, Laurent Wauquiez, qui doit mener une formation allégée des Constructifs et des centristes de l'UDI. Retour sur une catastrophe industrielle politique.

François Fillon le soir du premier tour de l'élection présidentielle
François Fillon le soir du premier tour de l'élection présidentielle © AFP / Lionel BONAVENTURE

La fin de l'année approche et avec elle l'heure du bilan pour les grandes formations politiques. Tous les jours de la semaine, le point sur un parti. Lundi, c'était les six premiers mois de LREM, ce mardi, c'est au tour de Les Républicains.

Car 2017, c'était l'année LR, "l'élection imperdable". Dans les faits, la campagne a tourné court et la présidentielle est "devenue l'élection ingagnable". La formule est de Brice Hortefeux, elle résume bien l’annus horribilis de la droite française.

Fin 2016, François Fillon est au sommet. Victoire à la primaire de la droite, François Hollande hors-jeu, la gauche en lambeau : l'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy est la seule alternative à Marine Le Pen. Alors François Fillon assume son programme libérale sans concession : 500 000 postes en moins dans la fonction publique, la fin du tiers payant généralisé, la réforme de la sécurité sociale. Remède de cheval qui commence à le faire glisser dans les sondages dès le début de l’année. 

19 % au premier tour, du jamais vu depuis 1965

Et puis il y a le 25 janvier, le Canard Enchaîné, les emplois fictifs de sa femme, de ses enfants... "Complot", "coup d’état", "cabinet noir", dénonce François Fillon. Sans succès, ses déplacements sont pollués, son entourage commence à le lâcher.

Puis François Fillon se fait harakiri, explique sur TF1 qu’il ne renoncera pas, sauf s’il est mis en examen. C’est fait, le 14 mars, mais il ne lâche toujours pas, empêche un plan B avec Juppé, s’obstine avec la droite catho réac de Sens commun. 

Une dernière illusion place du Trocadéro, avec un grand meeting, puis le retour à la réalité, le 23 avril : 19 % au premier tour, la droite est éliminée, du jamais vu depuis 1965. 

La suite, on la connait. Elle s’appelle Laurent Wauquiez, seul pour reprendre LR, à terre.

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