C'est une première dans l'histoire de la Ve république : un texte va être soumis au Bureau de l'Assemblée nationale pour définir les vêtements et accessoires que les députés peuvent ou non porter.

Le 7 décembre 2017, le député La France insoumise François Ruffin portait le maillot d'un petit club local pour soutenir son propos sur la taxe sur les transferts du foot professionnel.
Le 7 décembre 2017, le député La France insoumise François Ruffin portait le maillot d'un petit club local pour soutenir son propos sur la taxe sur les transferts du foot professionnel. © LCP

A l’Assemblée, c’en est fini des pancartes, objets, les signes politiques ou religieux, tout comme les tenues professionnelles ou maillots aux couleurs d’un club sportif. Oui, le 7 décembre dernier, en révélant son affection pour le club de foot de l'Olympique Eautcourtois, l’Insoumis François Ruffin a ouvert le débat sur le dress code dans l’hémicycle.

Un débat que François de Rugy, le président de l’Assemblée nationale, est en voie de clore :

Certains pensent que pour prolonger l’esprit un peu théâtral qu’ils veulent donner à l’Assemblée il faudrait des costumes.

Des règles mais pas de sanctions

Il entend inscrire dans le règlement du Palais Bourbon un principe simple : à l'Assemblée, on ne défend ses opinions qu'avec des mots, "on s’exprime par des arguments".

"Ce n’est pas une attitude moderne, et cela peut masquer une volonté de sanctionner l’opposition à la majorité En Marche", estime la députée La France insoumise Clémentine Autain, tandis que son collègue François Ruffin n’a, lui, pas souhaité commenter.

Le risque n’est pour autant pas immense pour les récalcitrants. Si ces nouvelles règles seront bien inscrites noir sur blanc, les rappels à l'ordre et les sanctions, eux, resteront à la discrétion des présidents de séance.

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