L'écrivain, essayiste et ancien éditeur Denis Tillinac est mort à l'âge de 73 ans.

Denis Tillinac
Denis Tillinac © AFP / ULF ANDERSEN / Aurimages

Denis Tillinac était une figure influente parmi les intellectuels de droite en France. Il était attendu ce week-end au salon du livre Livres en vignes, en Bourgogne (au château du Clos de Vougeot), pour présenter son "Dictionnaire amoureux du Général". 

Denis Tillinac a commencé sa carrière en tant que journaliste, à La Dépêche du Midi, en 1974 et y a travaillé jusqu'en 980. Il  a publié depuis 1980  plus de cinquante livres, romans, récits, essais, poésie qui lui ont valu de nombreux prix littéraires. Il a présidé les éditions de la Table ronde, de 1990 à 2007. Il a été aussi le représentant personnel de Jacques Chirac, qui était son ami, dans les instances de la Francophonie entre 1995 et 1998, et président de Renaissance-Afrique-France, association suscitée à l'initiative du Président Chirac pour rénover et amplifier les liens politiques entre la France et les pays d'Afrique francophone.

En 2005 il a reçu pour mission de dirigé un comité de réflexion sur la traite des esclaves à Bordeaux. Il était aussi membre de la convention de la Fondation Charles De Gaulle et de l’Académie Catholique de France.

Il a collaboré à de nombreux journaux dont Nouvelles littéraires, Impact Médecin, La Dépêche du Dimanche, Madame Figaro, La Montagne du Dimanche. Il a présenté l’émission littéraire hebdomadaire Double page avec Michel Cardoze sur TMC jusqu’en 2004. Il a été chroniqueur pour l’émission "On refait le monde" sur RTL, et écrivait encore il y a quelques semaines dans le magazine Valeurs actuelles. 

Denis Tillinac, corrézien et nostalgique, dénonçait la perte des valeurs anciennes dans une société gagnée par l'amnésie et le cynisme. 

Il était notamment l'auteur de "L'âme française" où il défendait les profondeurs spirituelles de la France et que l'essor du Front National était le symptôme mineur d'une angoisse profonde. Il s'inquiétait de la menace d'un  terrorisme islamiste qui plongerait le pays dans la panique et le chaos. "Le risque d'une disparition de la France est malheureusement à l'ordre du jour" voulait-il avertir. En 2016, l'écrivain avait participé à un rassemblement d'intellectuels et politiques à Béziers à l'initiative du maire Robert Ménard, chargé d'une table ronde intitulée "Définir ce qu'est être de droite".

> Réécouter Denis Tillinac dans le podcast De Gaulle 2020 

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