[scald=104759:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Nathalie Kosciusko-Morizet, porte-parole de Nicolas Sarkozy, a estimé vendredi que le candidat socialiste François Hollande était en position de "suiviste" dans cette campagne.

Invité de l'émission 'Des paroles et des actes' sur France 2, François Hollande a annoncé jeudi soir son intention d'élargir la taxe proposée par Nicolas Sarkozy sur les exilés fiscaux en renégociant les conventions fiscales avec la Belgique, la Suisse et le Luxembourg.

"(François Hollande) suit, il essaye de revenir sur un certain nombre de propositions qu'a faites Nicolas Sarkozy parce qu'il sent bien qu'il est en perte de vitesse", a déclaré Nathalie Kosciusko-Morizet sur RTL. "Il s'est mis hier en position de suiviste", a-t-elle ajouté.

Pour la première fois, plusieurs sondages ont donné cette semaine Nicolas Sarkozy devant le candidat PS au premier tour de l'élection présidentielle d'avril-mai.

François Hollande n'a pas fourni de détails sur ce qu'il souhaitait soumettre à l'imposition mais a indiqué que cette nouvelle taxe serait plus large que celle proposée par le chef de l'Etat sortant.

Nicolas Sarkozy, qui brigue un second mandat, a promis de taxer les ressortissants français qui s'exilent pour ne pas payer en France d'impôts sur leurs dividendes, intérêts et plus-values. Il a précisé qu'il ne visait que les exilés fiscaux, une population très difficile à distinguer des expatriés.

Reprenant le slogan du candidat PS, 'Le changement, c'est maintenant', le ministre du Travail Xavier Bertrand a de son côté estimé sur Europe 1 que François Hollande changeait "tout le temps" d'avis.

"Le changement d'avis, c'est tout le temps", a-t-il ironisé.

La porte-parole de Nicolas Sarkozy a également reproché au candidat PS d'avoir conclu cette semaine un accord avec Jean-Pierre Chevènement, partisan du maintien de l'industrie nucléaire, alors qu'un accord qui prévoit de réduire la part du nucléaire dans la production d'électricité en France de 75 à 50% à l'horizon 2025 le lie aux écologistes.

L'accord, conclu fin 2011, prévoit par ailleurs de fermer 24 des 58 réacteurs français, une mesure avec laquelle François Hollande a pris ses distances, s'engageant à ne fermer que la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin).

Chine Labbé, édité par Patrick Vignal

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