Le texte est en préparation depuis plusieurs mois et les concertations se sont enchaînées. Il s'agit "d'améliorer le repérage des enfants en danger, améliorer le suivi, prendre des décisions dans l'intérêt de l'enfant, protéger les fratries pour qu'elles soient le plus souvent maintenues ensemble et aussi faire travailler les professionnels beaucoup plus ensemble", explique la Secrétaire d'Etat.

Laurence Rossignol était l'invité de Pierre Weill dans le journal de 13h

Assurer un "pécule pour commencer dans la vie"

L'une des mesures proposées concerne l'allocation de rentrée scolaire (ARS). Elle est versée chaque année aux foyers, en fonction des revenus, à près de 300.000 familles. Y compris celles dont les enfants sont pris en charge par les services de l'aide sociale à l'enfance. Le projet est donc de ne plus verser cet argent aux familles, mais de le cumuler d'année en année sur un compte au nom de l'enfant. Il pourra débloquer la somme à sa majorité.

Pour la secrétaire d'Etat, Laurence Rossignol, cette mesure permet d'assurer un "petit pécule" à ces enfants pour commencer dans la vie :

Un enfant qui a passé une grande partie de son enfance à l'aide sociale à l'enfance (...) n'a rien. Ce sont des enfants qui n'ont pas de famille, pas de patrimoine, ils n'ont pas d'assise derrière eux.

Ce projet d'une somme à disposition à la majorité avait déjà été évoqué dans une proposition de loi sénatoriale sur la protection de l'enfant adoptée en mars au Sénat en première lecture puis en mai à l'Assemblée.

L'Aide sociale à l'enfance (ASE) s'occupe de 300 000 enfants. La moitié d'entre eux est placée en famille d'accueil, l'autre est suivie à domicile.

Feuille de route du ministère de la Famille sur la protection de l'enfance publié par [olivier.benis](http://www.youscribe.com/France Inter/)

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