Nicolas Sarkozy en a fait le marqueur principal de son livre-programme publié ce mercredi. La campagne des primaires va-t-elle tourner autour de ce sujet ?

Que pense Marianne de l'identité française ?
Que pense Marianne de l'identité française ? © Fotolia / .

Tout pour la France, le livre de l'ancien président, n’était pas encore dans les librairies que, déjà, les autres candidats à la primaire étaient priés de se positionner par rapport à sa vision de "l'identité". Identité, un thème que Nicolas Sarkozy a toujours affectionné. Souvenez-vous du ministère de l'Identité nationale...

Cinq ans plus tard, le président sortant "droitise" encore plus sa campagne, qu'il axe – comme lui souffle son conseiller de l'ombre, Patrick Buisson – sur les "racines chrétiennes". Pas de changement pour 2017, le candidat Sarkozy écrit dans Tout pour la France qu'il fera de l'identité, son "premier combat".

La question de l'identité au cœur de la campagne à droite

Le contexte terroriste pousse aussi nos politiques à s'interroger sur le sujet. Les djihadistes se réclament le plus souvent de l'islam. Un islam politique "radical" qui oblige tous les candidats à l'élection présidentielle, de droite comme de gauche, à redéfinir notre laïcité, et à réfléchir sur notre identité. Pour autant, ne soyons pas dupes, si l'ancien président s'active depuis des semaines pour s'approprier cette question-là, c'est évidemment parce qu'elle lui permet de se différencier de son principal adversaire. Et de faire passer Alain Juppé pour un ancien Premier ministre, aujourd'hui inadapté face à cette nouvelle situation.

Alain Juppé prié de s'expliquer sur sa vision "l’identité heureuse"

Dans un livre publié en 2014 et qui réunit les textes de douze responsables de l’UMP, le maire de Bordeaux propose une définition de l’identité nationale qui vante l’"intégration" et tourne le dos à l’idée qu’un bon étranger intégré est celui qui fait table rase de son passé.

Invité d'Europe 1 ce mercredi matin, le sénateur François Baroin (Les Républicains, LR), soutien de l'ex-chef de l'État, y est allé, lui aussi de sa critique  sur l'"identité heureuse".

A son tour, Edouard Philippe, député-maire LR du Havre et fidèle d'Alain Juppé, est prié de s'expliquer, alors qu'il est l'invité lui aussi d'une matinale, celle de France Inter.

Et la campagne ne fait que commencer...