[scald=223929:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Un peu moins d'un Français sur deux (45%) a une bonne opinion de la CGT qui ouvre son 50e congrès lundi à Toulouse, mais 50% des salariés émettent un jugement positif sur le premier syndicat français, selon un sondage Ifop pour l'Humanité.

Les opinions favorables à la confédération, qui balance depuis quelques années entre l'acceptation du compromis et un discours "musclé", sont en baisse par rapport à ces dernières années, souligne l'institut de sondage.

En avril 2006, à l'issue de la mobilisation contre le contrat première embauche (CPE), 51% des Français avaient en effet une bonne opinion de la centrale de Montreuil.

Cette cote était de 55% en septembre 2005, après le succès du "non" au référendum, succès auquel la CGT avait contribué en prenant part à la campagne.

Si un salarié sur deux a une bonne opinion de la confédération, l'approbation est plus forte dans le secteur public (54%), bastion de la centrale, que dans le privé (48%). Globalement, les mauvaises opinions dans le monde salarié s'élèvent à 48%.

Selon l'Ifop, la baisse observée pourrait en partie s'expliquer par le contexte de crise et l'absence de victoire ces dernières années de la CGT, qui n'est pas parvenue à s'opposer à la réforme des retraites en 2010 ni à la fermeture de nombreux sites industriels ces derniers mois.

La confédération bénéficie d'une meilleure image parmi les jeunes (61% parmi les moins de 35 ans) qu'auprès des seniors (32%).

Ce sondage a été réalisé par téléphone les 14 et 15 mars auprès d'un échantillon national représentatif de 1.005 personnes.

Arrivé à la tête de la CGT il y a quatorze ans, Bernard Thibault cédera la place cette semaine à Toulouse à Thierry Lepaon, nouveau visage d'une CGT qui n'a pas achevé sa mue ces dernières années.

Gérard Bon, édité par Patrick Vignal

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