Le Parlement Européen a voté la la levée de l'immunité parlementaire de l'eurodéputée Front National. Elle se limite uniquement à une affaire de diffusion d'images violentes.

Marine Le Pen lachée par ses collègues au Parlement Européen
Marine Le Pen lachée par ses collègues au Parlement Européen © Maxppp / Nicolas Marchi

En décembre 2015, la candidate du Front National à la présidentielle publie une série de tweets contenant des photos d'exécution, de décapitation parfois, menées par le groupe Etat Islamique. Parmi elles, une photo du journaliste américain James Foley, otage assassiné en 2014. Marine Le Pen protestait alors contre le "parallèle ignoble entre le FN et Daech" fait selon elle par Jean-Jacques Bourdin sur RMC/BFM TV :

Marine Le Pen avait supprimé son tweet après la polémique.
Marine Le Pen avait supprimé son tweet après la polémique. © capture d'écran Twitter

Trois ans de prison et 75 000 euros

Pour cette "diffusion d'images violentes", et uniquement pour ces faits (pas pour l'affaire des emplois présumés fictifs), la justice française demandait la levée de l'immunité parlementaire de Marine Le Pen. C'est désormais chose faite. La présidente du parti d'extrême droite risque désormais trois ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende sous certaines conditions.

Je ne savais pas que c'était une photo de James Foley. Elle est accessible par tous sur Google. J'apprends ce matin que sa famille me demande de la retirer. Bien évidemment, je l'ai aussitôt retirée

Après une journée de polémique, le 17 décembre 2015, la dirigeante du FN avait finalement retiré de son compte Twitter la photo du corps décapité de James Foley.

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