jean-louis borloo renonce à tous ses mandats politiques
jean-louis borloo renonce à tous ses mandats politiques © reuters

Comment gérer l'après Jean-Louis Borloo ? C'est la question qui sera posée aujourd'hui au conseil national de l'UDI. Il devra notamment fixer les modalités de l'élection du futur président, garant de l'unité fragile du mouvement.

Le conseil national devrait en principe officialiser la date du 15 novembre pour le prochain congrès du parti. Un congrès qui se déroulera de toute façon dans des conditions difficiles : courtisée aujourd’hui par l’UMP, la famille centriste risque rien de moins qu'une "OPA politique".

La principale difficulté des centristes, c’est de rester unis. Jusqu’à présent, les elections ont permis de serrer les rangs, mais désormais, c’est une période a haut risque qui s’ouvre. Face aux appels du pied de l’UMP, tout le monde semble au moins d’accord sur un point : oui à une coalition, non à une fusion. Pour y parvenir, il faut d'abord trouver un chef.

Éviter la guerre de succession

Car l'UDI est au bord de l'éclatement,sur fond de guerre de succession. Pour l’instant, seul un candidat est déclaré : Jean-Christophe Fromantin, le maire de Neuilly. Mais dans les vestiaires, Hervé Morin, Jean-Christophe Lagarde et Jean Arthuis espèrent monter sur le ring.

La compétition sera-t-elle propre ? Sans doute, car personne n’a à gagner à la destruction de l’UDI. Les règles pour désigner le nouveau président devront le garantir. Une fois l'élection terminée, il faudra décider de la stratégie vis-à-vis de l’UMP mais aussi du MoDem de Francois Bayrou.

Ce congrès, ce sera un "rendez-vous vérité", selon un élu. Avec l'espoir de devenir une famille politique de premier plan.

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