Francois Hollande a reçu le 11 janvier à l'Elysée Nicolas Sarkozy, Alain Juppe, Francois Fillon
Francois Hollande a reçu le 11 janvier à l'Elysée Nicolas Sarkozy, Alain Juppe, Francois Fillon © MaxPPP/IP3 press/Vincent Isore

Après le discours de Manuel Valls à l'Assemblée nationale, mardi, l'UMP a dévoilé hier soir quelques mesures supplémentaires. Objectif affiché : révéler l'insuffisance des propositions du Gouvernement et rappeler que la sécurité est d'abord l'affaire de la Droite. Pourtant, parmi les 12 propositions avancées, rien de très novateur.

Un seul point attire véritablement l'attention : la sixième mesure. L'UMP propose de réactiver - contre les terroristes français - le crime "d'indignité nationale". Un crime créé à la fin de la seconde guerre mondiale et avec pour résultat, pour celui qui en écope, la privation de quasiment tous ses droits. Voilà ce que propose l'opposition, c'est-à-dire ôter la nationalité française à un terroriste bi-national. Een revanche, quand le djihadiste est français, quand il n'a qu'une seule nationalité, il est interdit d'en faire un apatride. Il faudrait donc, pour l'UMP, le condamner à la "dégradation nationale".

Autant dire que cette mesure, ne réglera pas tout le problème du terrorisme en France, mais c'est une proposition qui devrait faire parler. Parce que sinon, parmi les onze autres pistes avancées, il n'y a rien de franchement innovant. Réformer l'espace Schengen - une idée fixe chez Nicolas Sarkozy - renforcer la lutte contre le trafic d'armes, punir toute personne qui consulte des sites qui poussent au terrorisme. Bref, l'UMP est train de constater qu'elle n'a plus beaucoup d'espace en passant derrière Manuel Valls.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.