les primaires ump de paris entachées de soupçon
les primaires ump de paris entachées de soupçon © reuters

Les adhérents de l'UMP ont enterré ce week-end l'idée d'une nouvelle élection à la présidence du parti, sept mois après le pugilat Copé-Fillon qui a ébranlé la principale formation politique de la droite française.

Lors d'un vote électronique organisé sur trois jours de vendredi à dimanche, les militants ont approuvé massivement les nouveaux statuts de l'UMP et des dispositions transitoires qui renvoient de facto une nouvelle élection à sa présidence à novembre 2015. Jean-François Copé, dont l'élection à l'automne 2012 avait été vigoureusement contestée par l'ancien Premier ministre François Fillon, pourra ainsi achever son mandat normalement.

Les précisions de Stéphane Leneuf.

Les adhérents à jour de cotisation au 31 décembre 2012 étaient appelés à se prononcer sur l'opportunité de revoter en septembre. Selon les résultats diffusés dimanche par l'autorité de supervision de ce congrès extraordinaire "dématérialisé", il y a eu 87 823 votants sur 318 634 électeurs inscrits.

Les résultats

A la question "approuvez-vous les projets de statuts, de règlement intérieur et de charte de la primaire issus des travaux de la Commission ad hoc de révision des statuts ?" 78 226 votants ont répondu "oui", 6 049 "non", 3 548 "blanc". Ce nouveau règlement définit notamment les règles de la primaire d'investiture de 2016, une première à droite.

A la seconde question portant sur l'approbation d'un dispositif transitoire, 79 422 adhérents ont voté "oui", 6 536 "non" et 1.865 "blancs".

Et maintenant ?

L'armistice conclu le 7 décembre entre le député-maire de Meaux Jean-François Copé et François Fillon prévoyait une nouvelle élection en septembre. Mais depuis lors les esprits ont évolué et les ambitions se sont précisées.

François Fillon, qui a entretenu un temps l'incertitude sur ses intentions, a finalement exclu de se représenter, se fixant pour seul objectif la primaire de 2016.

Pour nombre de responsables de l'UMP, renouer avec les tensions de l'automne dernier, dans un climat plombé par une querelle idéologique entre "droitiers" et modérés, aurait été suicidaire pour le mouvement, confronté à la concurrence du Front national pour les élections municipales de 2014.

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Cette fois, le parti s'est entouré de toutes les précautions pour éviter la moindre contestation et un nouveau psychodrame. Les procurations étaient ainsi interdites et des dispositifs anti-fraude avaient été mis en place.

Dimanche soir, l'autorité de supervision ne signalait que 406 réclamations dont aucune ne semblait susceptible de remettre en cause les résultats de la consultation.

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